‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 3)Chapitre 350 sur 1207 · Haseloff, dans Hist. gén. de l'art d’A. Michel, I · texte numérisé non relu

Haseloff, dans Hist. gén. de l'art d’A. Michel, I

« SCRIPTORIUM » DE SAINT-AMAND AU IXe SIÈCLE

saint Orner 1, dans le psautier écrit à Saint-Bertin par Hérivëus 2 et dans beaucoup d’autres manuscrits, qui se sont conservés dans la région ou qui parfois se sont dispersés loin des scriptoria, d’où ils paraissent être issus 3.

Le scriptorium de Saint-Amand a été singulièrement actif et fécond du VIIIe au XIe siècle. Nous connaissons quelquesuns des moines qui s’employèrent alors à copier ou à faire copier des manuscrits. L’auteur du catalogue dressé dans la deuxième moitié du XIIe siècle a recherché et rapporté autant qu’il l’a pu, les noms des religieux qui ont fait écrire des livres 4. Souvent aussi, les manuscrits encore conservés désignent soit le directeur du scriptorium, soit les scribes qui travaillèrent sous ses ordres.

Le moine Lothaire, sacriste du monastère dans les premières années du IXe siècle, s’efforçait de procurer des accroissements à la bibliothèque, en faisant exécuter des manuscrits 5. Le Catalogue désigne, comme écrit sur son ordre, un exemplaire d’Eugippius 6, qui subsiste. Le manuscrit renferme un distique qui désigne Lothaire comme l’ayant fait écrire 7. Dans deux autres livres, des distiques analogues rapportent que Lothaire a donné l’ordre de les écrire, pour être offerts à

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