‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 3)Chapitre 384 sur 1207 · ms · texte numérisé non relu

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7. B. Reims, ms. 214 (F 418). Cf. Delisle, Ane. Sacrant., CXVI, p. 285-9 ; Loriquet, Catal., p. 189.

« SCRIPTORIUM )) D’HAUTVILLIERS

nance d’Hautvilliers 1, ont été exécutés dans ce monastère, par les soins de l’abbé Pierre/comme nous l’apprend l’épître dédicatoire 2, entre 816 et 835. Il n'était sans doute pas achevé lors de la disgrâce et de l’exil d’Ebbon, en 835 ; aussi l’archevêque ne le reçut jamais et le livre resta aux mains des moines qui l’avaient exécuté 3. Le Psautier, dit d’Utrecht 4, est sorti aussi de l’atelier d’Hautvilliers vers 825. Ce manuscrit, ainsi qu’un exemplaire des Comédies de Terence 5 est sûrement du même temps et de la même école que les Évangiles d’Ebbon 6. Le Psautier du comte Henri 7 et le Psautier Douce 8 qui dérivent du Psautier d’Utrecht proviennent sans doute aussi du scriptorium d’Hautvilliers. Il a été certainement l’un des foyers et peut-être le principal de l’école rémoise qui se distingue de toutes les autres par l’originalité d’un style expressif et vivant.

On ne saurait déterminer l’atelier d’où sont sortis d’autres ouvrages où apparaît le même style 9. Il est du moins vraisemblable que ces livres de luxe ont été exécutés dans un atelier rémois, ainsi que les copies et imitations postérieures l0.

Un manuscrit d’Aratus, exécuté au milieu du IXe siècle, dont les descriptions astronomiques sont accompagnées de figures imitées de dessins antiques provient, sans doute aussi, d’un scriptorium rémois 11 12 , et a été, on l’a vu, reproduit à Saint-Bertin au Xe siècle ]2.

1. B. Epemay, ms. i ; Coyerque, Calai. B. dépts, t. XXIV, p. 324 ; Ed. Aubert, Ms. de l’abbaye d’Hautvilliers , dit Evangéliaire d’Ebbon, dans Mém. Antiquaires de Fr. série, 1879, t. X, p. 1 11-27 ; A. Boinet, PL LXVI-IX ; P. Paris, Sur un Evangél. carol. de la B. d’ Epemay, C. R. Acad. Inscr. 1878, 97-103 et Bull. mon. 1878, VI, p. 268.

2. Il y est dit d’Ebbon « Librum jussit agi ». A son commandement (cujus ad imperium), l’abbé Pierre « coepit anhelanter, perfecit et ipse flagranter », le décora intérieurement d’or et extérieurement d’ivoire (Poetae lat., I, 623).

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