Cf. plus loin, B. de Murbach
9. B. Épinal, 111s. 68, Catal. B. dépts, in-40, t. III, p. 427 ; cf. Lindsay, Notaelat., 456 ; Djlisle, Notice sur un ms.mêrov. d' Epinal, 1878 ; Zimmermann, p. 209 ; Rand, Jones, The eudiest book of Tours, p. 79. Mabillon et Ruinart (It ’er litterarium in AlsiHam et Lilliringiam , dans Ouvr. posthumes de Mab. et Ruin., Paris, 1724 III 469) déclarent avoir vu à Murbach un ms. des lettres et opuscules de s. Jérôme parmi d’autres mss. de même antiquité. Le ms. conservé à Épinal exécuté en 744 était donc bien alors à Murbach. D’autre part, Martène (Poy. littér., II, 136) a vu à Moyemn >utier un ins. des Épi très de s. Jérôme, écrit en lettres mérovingiennes, l’an 3 du roi Childéric et Montfaucon (B. B., II, 1180) signale comme appartenant à la B. de Moyenmoutier un ms. des lettres de s. Jérôme du VHP' siècle. On doit par conséquent admettre que les deux monastères de Murbach et de Moyenmoutier possélaient l’un et l’autre un ms. des lettres des. Jérôme, exécuté en l’an 3 de Childéri\ I s ont été probablement fabriqués en même temps dans le même scriptorium .
« SCR1PT0RIUM » DE MURBACH
été exécuté dans le scriptorium de ce monastère. Le cornes dit de Murbach, renfermant les listes des deux séries de leçons bibliques lues à la Messe comme Épîtres et comme Évangiles, et qui date de la fin du VIIIe ou des premières années du IXe siècle a été, semble-t-il, copié dans ce monastère 1 et peutêtre aussi un manuscrit du VIIIe siècle de saint Jérôme sur les Épîtres de saint Paul 2. Ce serait également à Murbach qu’au VIII-IXe siècle, aurait été écrite en minuscule la seconde partie du Missel Gélasien de Lorsch 3. Le missel de Murbach du XIe siècle qui subsiste, avec le calendrier des fêtes du monastère 4 est sans doute l’œuvre de ses scribes.
§ 2. — Les « SCRIPTORIA » DE CONSTANCE ET DE REICHENAU.
A Constance 5, comme à Metz, Reims et autres cités épiscopales, on peut se demander si les évêques disposaient auprès de leur cathédrale d’un scriptorium, propre à celle-ci, où s’ils utilisaient simplement les services des monastères assujettis à leur évêché.
La question se pose d’autant plus pour l’église de Constance, que ses évêques, au VIIIe et encore au commencement du IXe siècle, ont été souvent abbés des monastères voisins de Reichenau et de Saint-Gall, dont le scriptorium était alors fort actif et qui n’ont été libérés complètement, vis-à-vis de l’évêché, qu’au cours du IXe siècle 6. Nous savons de source certaine que plusieurs manuscrits conservés par l’église de Constance proviennent de ces deux monastères 7.
i g Besançon, ms. 184, cf. dom Wilmart, Le « cornes » de Murbach , dans R. Bénéd., 1913, p. 25 et suiv. Le calendrier indique tous les patrons du monastère (p. 27) et par conséquent les listes ont dû être dressées à Murbach. Dom Wilmart croit y reconnaître V Expos icioleccionariin0 232 ducatal. du IXesiècle des livres de Murbach édité par H. Bloch (voir plus loin Bibl. Murbach).
2. B. N. lat. 1853. Il s’agit d’une simple possibilité suivant Souter et Lindsay (N otae lat., 471).