‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 3)Chapitre 46 sur 1207 · TRÈS ANCIENS MANUSCRITS DES MONASTÈRES · texte numérisé non relu

TRÈS ANCIENS MANUSCRITS DES MONASTÈRES

fin du VIIe ou début du VIIIe x, un du début du VIIIe 2. La plupart de ces manuscrits ont été exécutés à Lyon3 et les autres se trouvaient probablement du moins dans cette cité avant le IXe siècle4. Quelques autres anciens manuscrits proviennent en outre, soit de Lyon, soit de la région lyonnaise 5. Un recueil de Canons et de Décrétales a été exécuté en onciale le 25 juillet 666 ou 667 par le prêtre Perpétuus sur l’ordre de l’évêque d’Albi, Didon et se trouvait à la fin du IXe siècle à Albi, où il en fut pris copie à cette date 6.

Les monastères des Gaules, au moins au Nord de la Loire, ont conservé un grand nombre de manuscrits d’âge mérovingien. En provenance de la bibliothèque de Saint-Benoît de Fleury-sur-Loire, subsistent des fragments d’un manuscrit de la première moitié du Ve siècle, écrit en Italie, qui renfermait en onciale les Chroniques de saint Jérôme 7. Le monas-

tié sur parchemin et moitié sur papyrus (s. Augustin Homélie, lettres), ms. dont les initiales sont ornées en pur style de Luxeuil et qui a certainement été exécuté dans ce monastère. Sur ce manuscrit voir Lovve. PI. 33-4, p. 46 ; Châtelain, PI. 90 et p. 160 ; Traube, 201, p. 218 et Un feuillet retrouvé de s. Augustin, dans B. Ec. Chartes, 1903, p. 456-8 ; Delisle, Cab. des mss., II, 386. Ce ms. qu’on a cru à tort avoir appartenu à S. Just de Narbonne, était certainement propriété de l’cglise de Lyon au IXe siècle, car il porte des annotations de la main de Florus ; cf. Zimmermann, Die vorkarol. Miniat., p. 167.

1. B. Lyon, ms. 500 -j- B. N. n. a. lat. 446, onc. (S. Jérôme, extraits), Lowe, PL 35, P- 47-

2. B. N.n. a. lat. 1740, onc. (Ane. Testament), ms. décoré, qui, suivant l’opinion de Zimmermann (Die vorkarol. Miniat., 191), que Lowe (PL 36, p. 48) partage, serait sorti de l’atelier de Corbie.

3. Cf. Lowe, p. 9-12. Les mss. de la B. N. 11641 et n. acq. 1740, font exception, étant sortis l’un de Luxeuil, l’autre de Corbie, ainsi que le « codex Bezae » venu d’Italie.

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