‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 3)Chapitre 471 sur 1207 · PUPITRES, ÉCRITOIRES, COFFRES · texte numérisé non relu

PUPITRES, ÉCRITOIRES, COFFRES

plate ou inclinée vers l’écrivain reçoit les feuillets à remplir 1. Dans les Évangiles de Cologne, de la fin du IXe ou du début du Xe siècle, l’écrivain sacré a, par exception, devant lui, non pas un pupitre, mais une table carrée à quatre pieds, qui porte avec divers autres objets, une écritoire où il trempe la plume. Sous la table, est établie, en outre, une étagère, où sont disposés deux vases ; mais le livre est placé, non pas sur la table, mais sur les genoux de l’Évangéliste 2. Dans le même manuscrit, un autre Évangéliste écrit sur ses genoux et de la main gauche tient ouvert sur un pupitre un livre qu’il paraît copier. Un ange placé derrière le livre lui en dicte, sans doute aussi, le texte 3.

Quelquefois, l’écrivain tient dans la main gauche le cornet à encre 4. Celui-ci est placé aussi sur le pupitre, ou au-dessous 5. Plus souvent, l’écritoire est établie sur un piédestal qui, de l'autre côté du banc de l’écrivain, fait pendant au pupitre et qui est porté et décoré de la même manière 6.

Dans plusieurs miniatures, apparaît le coffret, soit rectangulaire, soit rond, muni d’une serrure et dont le couvercle relevé laisse voir le contenu. Parfois, sans qu’il y ait doute possible, ce sont des rouleaux de parchemin qui s’en échappent ; quelquefois aussi, le coffre renferme des livres ou des paquets de feuilles de parchemin dont on distingue le ficelage7. Une corbeille reçoit aussi la provision de parche-

x. Evang. de Godesc.alc. (Boinet, PL 3), où l’un des pieds du banc se continue en porte-pupitre; Evang. d’Abbeville (Boinet, PI. 10) ; de Lorsch (PI. 17); de S. Médard (PI. 21) ; du Sacre (PL 58) ; d’Aix (PL 60) ; de Clèves (Pl. 70) ; de Blois (Pl. 72) ; de Lorsch (Pl. 74) ; de S. Thierry (Pl. 77) ; de S. Fraimbourg (PL 83) ; de S. Emrneran (PL 118).

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