‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 3)Chapitre 487 sur 1207 · TABLETTES DE CIRE ET STYLETS · texte numérisé non relu

TABLETTES DE CIRE ET STYLETS

montre saint Mathieu écrivant peut-être à la pointe sur une tablette qu’il tient de la main gauche et qui est entourée d'un encadrement, dont la saillie peut protéger la cire h Dans une miniature d’un manuscrit des lettres de saint Grégoire, exécuté à Saint-Maximin de Trêves, à la fin du Xe siècle, auprès du pape, un moine tient d’une main des tablettes et de l’autre un stylet en or 2.

Elles sont formées de huit planchettes assemblées par des courroies, qu’il renouvelle de temps à autre. Chaque planchette est enduite sur les deux faces de cire verte ;

« Pro nigra viridantein praeparo cerarn Quo placeat scribae gratia vestra magis »

Chaque face peut porter huit vers. Le tout est enfermé dans un étui brodé par une dame de qualité.

« Sacculum aptetur quem fecerit una dearum ».

( Carm. XLVII De tabulis suis ; CCXXIV Ad tabulas, publiés par L.Delisle, Romania, 1872, p. 30-1, 47). Cf. CCXV Pro tabulis gratiarum actio, p. 44. Le stylet de Baudry a été fabriqué par Lambert d’Ardres (XLVII, p. 31). L’un de ses poèmes est relatif à l’un de ces instruments, dont il s’est servi, dix ans durant (Mabillon, De re diplom., Suppl, p. 51, n. 11). Osberne, abbé de S. Evroult (1061-6) « propriis manibus scriptoria pueris et indoctis fabrieabat tabulasque cera illatas praeparabat » (Orderic Vital, Hist. eccles., III, 7, éd. Le Prévost, II, 94). Wattenbach a réuni (Das Schriftwesen im Mittelalter , p. 51-88), de nombreux textes du moyen âge, où il est question de tablettes de cire et stylets.

Page 1