ÉCRITURE A B DE CORBIE
sés 1 ; ils ne fournissent aucune indication sur l’atelier ou les ateliers qui ont pratiqué cette écriture. Mais ce type peut être considéré comme l’immédiat prédécesseur et probablement même l’ancêtre direct du type dit a b, dont il a déjà quelques-uns des caractères 2 et qui a été en usage à la fin du VIIIe et au début du IXe siècle. L’écriture du type b a été sans doute pratiquée immédiatement avant l’apparition du type a b, c’est-à-dire dans les premières décades de la seconde moitié du VIIIe siècle et, autant qu’il semble, pas avant l’ail 750 3.
A la différence *de celle-ci, l’écriture du type a b est représentée par un nombre important de manuscrits. On en a signalé déjà pas moins de trente-six qui subsistent en tout ou en partie 4. Une douzaine sont certainement issus du scriptorium de Corbie 5 ; d’autres ont pu être exécutés ailleurs, mais on en rencontre un bon nombre à peu de distance de Corbie, à Saint-Riquier, à Saint-Médard de Soissons, à Saint-Vaast d’Arras, à Amiens, Cambrai, Beauvais 6. Cette écriture a peut-être été en usage dans un rayon assez large, localisé au Nord de la Seine ; mais comme le plus grand nombre des manuscrits de cette classe proviennent de Corbie ou des environs, on peut tenir pour certain, que le scriptorium de ce monastère a été le principal artisan de cette technique.
L’écriture a b de Corbie 7 se rattache à l’ancienne cursive
r. En voici la liste d’après Lowe, p. 45 : B. Autun ms. 20 ; B. Montpellier Ville 3 ; B. Oxford Bodl. Douce, f. r ; B. Vatican Regin. 316, auxquels il faut ajouter le fragment découvert par Lowe, B. N. Paris, lat. 4808, f° 121 (Lowe, PL IX).
2. Voir le détail dçs caractères communs au type b et au type a b, et des caractères propres au premier dans l’art, de Lowe, p. 45.