‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 3)Chapitre 576 sur 1207 · ECOLE DE REIMS · texte numérisé non relu

ECOLE DE REIMS

même style, Physiologus » de Berne \ Évangiles de Blois de Clèves 1 2 3, Évangiles Loisel 4 et plusieurs autres Évangiles 5 6, sont-ils sortis aussi des scriptoria rémois, ou la même technique a-t-elle été employée dans un rayon plus large ? On ne saurait se prononcer pour l'une ou l’autre hypothèse, mais les attaches de l’école avec les scriptoria rémois sont certaines.

Le style de l’école comporte deux manières. Les plus anciens manuscrits, ceux de l’école palatine et quelques manuscrits d’origine rémoise relèvent de la peinture illusiomste dérivée des modèles antiques. Les autres et le Psautier d’Utrecht en première ligne 0 donnent la part principale au trait de plume et sont la trouvaille propre à des altistes réalistes qiri ont su rénover leur art 7. L’ornementation est plus simple, la technique plus sommaire que dans les précédentes écoles de peinture, le décor presque exclusivement linéaire. Mais si l’école rémoise produit des oeuvres moins somptueuses, elles sont vivantes et expressives, plus qu’aucune autre du même âge 8.

Une importante famille de manuscrits enluminés est caractérisée par un style éclectique où on retrouve des éléments et l’influence de divers styles antérieurs tourangeau, francosaxon, rémois. Mais on n’a pu iusqu’à présent déterminer avec certitude où il a pris naissance et dans quels ateliers il a été pratiqué.

Cet atelier a été cherché quelquefois à Corbie. Un scnptorium qui a tenu une telle place dans la réforme de l’écriture et a produit, au IXe comme au VIIIe siècle, un si grand nombre de manuscrits, a vraisemblablement exercé son activité dans le domaine de l’enluminure, comme dans celui de la calligraphie. Un bon nombre de manuscrits, exécutés au

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