‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 3)Chapitre 585 sur 1207 · CORRECTION FAITE PAR LE COPISTE · texte numérisé non relu

CORRECTION FAITE PAR LE COPISTE

copie achevée avec l’exemplaire qu’il a reproduit, afin que ce qui a été écrit une première fois avec soin et avec zèle soit transcrit avec la même sollicitude h Le copiste d’un manuscrit du « De senectute » exécuté au IXe siècle a composé ou reproduit, d’après l’exemplaire qu’il avait sous les yeux, une petite pièce de vers, où il demahde au lecteur de pardonner les erreurs de transcription et de correction (de errore emendationis) 1 2. Au IXe siècle, Hiltfredus à écrit et révisé les 54 premiers feuillets d’un exemplaire des Evangiles 3. En 905, Rainon, évêque d’Angers, a ordonné d’écrire et de reviser la vie de saint Maurile (scribere ac requirere jussit) ; en conséquence, Archanaldus l’a écrite et revisée sur son ordre (scripsit et requisivit) 4. Un manuscrit du Xe ou XIe siècle, provenant de Fleury, à s’en tenir à la lettre des notes qu’il porte, aurait été relu, soit par le scribe qui l’a exécuté, soit par le propriétaire du livre ; mais ces notes transcrites par le copiste se rapportent à une révision ancienne que relatait l’exemplaire qu’il avait sous les yeux 5.

La correction d’un manuscrit est faite en particulier par celui-là même qui l’a exécuté, quand c’est le chef d'atelier qui en a été le copiste. Loup de Ferrières a naturellement corrigé de sa propre main l’exemplaire du « De oratore » qu’il avait lui-même écrit d’un bout à l’autre 6. Les manuscrits exécutés à Saint-Gall par Hartmut portent des corrections de • sa main 7.

L’écrivain se fait aider aussi dans le travail de révision. Albert qui a écrit à Cluny sous l’abbé Ponce une Bible, l’a relue par deux fois avec le frère Opizo 8.

Le plus souvent, la révision est faite par un autre que le

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