LIVRES DES PRINCESSES
reçu en don de Lothaire I ; nous ne savons si c’est elle qui l’a donné aux moines de Saint-Hubert, qui, comme le prouvent des notes insérées dans le Psautier, en étaient devenus propriétaires dès le Xe siècle 1.
§ 2, — Les collections des grands laïques.
Les grands laïques possédaient, sans doute, eux aussi pour la plupart, une collection de livres. La chapelle du comte Éverard comprenait une cinquantaine de volumes 2, qui n’étaient pas tous des livres liturgiques 3, ni même exclusivement des ouvrages théologiques 4 ; parmi eux figuraient des livres de droit 5, d’histoire 6, d’art militaire, de sciences naturelles, de médecine 7, trois exemplaires dès Synonymes d’Isidore et un livre de gloses. Le comte les répartissait par testament entre ses fils et filles : L’un d’eux au moins a survécu ; le nom de son propriétaire y reste inscrit 8.
Un manuscrit de la fin du VIIIe siècle, renfermant le Commentaire de saint Jérôme sur les Proverbes, aurait appartenu à Méginfrid, camérier de Charlemagne 9. Le comte Conrad a reçu du moine Haimus un manuscrit de Quinte Curce, en retour de la communication faite, en vue d’une transcription, d’un traité de Raban Maur, qui figurait parmi ses livres 10.