‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 3)Chapitre 696 sur 1207 · DIVERSES SORTES DE CATALOGUES · texte numérisé non relu

DIVERSES SORTES DE CATALOGUES

ou sont censées représenter tout l’avoir en livres. Beaucoup d autres sont partielles et ne concernent qu’une portion des livres de l’église. C’est le cas par exemple des livres qui ont été exécutés ou donnés au temps de tel prélat, de ceux qui ont été donnés par tel personnage. Ou bien, le Catalogue ne comprend qu’une catégorie de livres. Il y a des listes qui ne comportent que les livres liturgiques et les textes des Saintes Écritures. D’autres sont propres aux livres qui concernent les Arts Libéraux. Certains Catalogues au contraire excluent ces deux sortes de livres.

Un certain nombre sont munis d’un titre qui établit leur identité. Ce titre précise quJ,'l s’agit des livres trouvés dans Yarmarium de telle église, au temps de tel abbé, à telle date bien déterminée, se rapportant à telle catégorie d’ouvrages.

D’autres listes sont dépourvues au contraire de toute indication ; les livres qui s’y trouvent mentionnés appartiennent à une église, identifiée parfois à la faveur de divers indices, mais qui, le plus souvent, reste inconnue ; l’écriture seule permet d’en dater la rédaction.

Outre les Catalogues proprement dits, procédant du récolement fait par un bibliothécaire zélé de tous les livres qu’il a trouvés, soit dans toutes les parties de l’établissement, soit seulement dans le sacrarium, ou la scola, ou Yarmarium, on rencontre souvent dans les pages restées blanches d’un manuscrit de courtes listes de livres, dont nous ne connaissons pas l’objet. Il peut s’agir d’un aide-mémoire qu’a dressé un religieux, d’un simple (extrait du Catalogue complet, d’un bref désignant les livres prêtés, sortis.

Les Catalogues qui font figure d’inventaire soit de tous les livres, soit d’une seule catégorie de livres, représentent sans doute rarement la collection intégrale. Nous constaterons parfois que des livres qui subsistent et se trouvaient à une époque déterminée dans une bibliothèque, ne sont pas signalés au Catalogue dressé pour celle-ci à cette même époque. Des omissions et erreurs peuvent être imputables au manque de soin du rédacteur ; mais en outre, il n’a pas eu toujours connaissance de tous les ouvrages que possédait l’église. Des livres ont été prêtés au dehors, d’autres sont aux mains du prélat, de membres de la communauté. Le rédacteur du Catalogue le sait et le dit parfois ’, mais n’a

i. Catal. de Moissac : « i ceptis his qui foris sunt » (Delfele,- C*b. des m$s„ II, . •

Le ier Catal de S. . . lique <lrs ouvrages sortis, égarés, qu’il y a lieu d

chercher, cf, B. S. Gall.

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