BIBLIOTHÈQUE DE L’ÉGLISE DE CLERMONT
Il n’est fait mention d’aucun livre de grammaire ou des autres Arts Libéraux ; mais seulement de Juvencus et deg hymnes de Prudence, d’un livre de Fortunat, d’un livre de gloses et des Épîtres de Sidoine. Maillezais possède aussi un livre de médecine. Tous les ouvrages énumérés dans cette liste pouvaient figurer déjà vers uoo dans la bibliothèque du monastère, mais ils ont pu aussi y entrer au cours du XIIe siècle.
Nous possédons pour Clermont, avec le bref du trésor et de tout Y ornamentum, celui deslivresde la cathédrale Notre-Dame, dressés entre 980 et 1010 L
Dans le premier bref est signalé un texte en or et un autre texte d’argent, l’un et l’autre « cum cuisino », c’est-à-dire deux exemplaires des Évangiles, l’un en lettres d’or, l’autre en lettres d’argent, avec le coussin sur lequel le livre est placé. Le même bref signale ensuite un Epistolaire. Quant au bref des livres, il mentionne deux textes « cum auro » et un Epistolare « cum auro », qu’il faut sans doute identifier avec ceux que signale le bref du trésor. Le Catalogue signale six Missels ; une note additionnelle fait mention de trois Missels et d’un texte des Évangiles qui ont été prêtés. L’église possède aussi deux Lectionnaires, deux Antiphonaires, deux autres Antiphonaires à l’usage de l’écolâtre, un nouveau recueil de collectes, un Martyrologe avec la règle (vita) des chanoines, un Psautier « cum auro » 1 2. Un recueil de collectes « Collectaneum » a été prêté.
Le Catalogue signale aussi une Bible, un manuscrit des Prophètes, un autre des Psaumes 3, un des Chroniques qui peut être l’un des Livres saints ou une simple Chronique, le livre des Rois.
Mention est faite de deux « Expositiones » et en outre d’une « Expositio » sur les Épîtres de Saint Paul, d’un livre des Dialogues, d’un livre sur Job, d’un Pastoral, vraisemblablement les Dialogues, les « Moralia in Job » et le Pastoral de saint Grégoire, des Étymologies, sans doute d’Isidore, de la Doctrine des douze apôtres, d’un ouvrage de Chrysostome (os aureum I), et parmi les livres prêtés d’un commentaire sur l’Ecclésiaste. L’église possède aussi trois livres de Canons, les « Décréta pontificum », un Passionnaire, un volume de