‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 3)Chapitre 774 sur 1207 · BIBLIOTHÈQUES DE SAINT-PIERRE-LE-VIF, FERRIÈRES · texte numérisé non relu

BIBLIOTHÈQUES DE SAINT-PIERRE-LE-VIF, FERRIÈRES

A Saint-Pierre-le-Vif, l’abbé Ansaldus, dont l’abbatiat commence en 1096, a trouvé les moines dépourvus de livres et s’est occupé activement de la restauration de la bibliothèque ; mais le nombre des volumes dont la chronique du monastère donne la liste, qui furent exécutés par ses soins, 11’est pas supérieur à vingt h

Il n’a subsisté, semble-t-il, qu’un petit nombre de manuscrits provenant de l’ancienne bibliothèque de Ferrières 2. On peut du moins identifier un certain nombre de manuscrits qui ont été en la possession de Loup de Ferrières, exécutés, corrigés, annotés de sa main 3. Un exemplaire du « Du oratore » de Cicéron a été écrit entièrement, puis révisé et corrigé par lui 4. On reconnaît aussi sa main dans Jes notes, additions, corrections d’un exemplaire de Valère Maxime, du codex Thuaneus de Tite Live, d’un manuscrit du « De inventione » de Cicéron, d’un exemplaire des lettres de Symmaque, du Commentaire de Donat sur Virgile, d’un Aulu-Gelle 5.

Au temps où Loup séjournait à Ferrières, le monastère abritait certainement une riche collection d’auteurs profanes de l’antiquité rassemblés par lui. Ses œuvres montrent qu’il avait en mains Virgile, Martial, peut-être Horace 6 7 et parmi les poètes chrétiens Juvencus et Prudence 1 . De Cicéron, il utilise la Rhétorique, les Tusculanes, le « De senectute », le « De oratore », le « De inventione », les Verrines, 8. Il disposai! déjà des lettres de Cicéron quand Ansbald lui procura un autre manuscrit qu’il fit confronter avec le sien ;

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