OUVRAGES UTILISÉS PAR LOUP DE FERRIÈRES
l’Apôtre, qu’il se proposait do communiquer à Hincmar h Il cite de saint Augustin le « De civitate Dei » le traité sur saint Jean, l’Enchiridion, le « De doctrina christiana », l’« Adversus Pelagianos ad Marcellinum », le « De libero arbitrio », le « De correptione et gratia », le « Contra Julianum », les « Retractationes », le « De bono perseverantiae1 2».
Loup a sans doute reçu d’York, avec les « Quaestiones» de Bède, celles de saint Jérôme et son Commentaire de Jérémie 3. Il a aussi sous les yeux le Commentaire de Jérôme sur saint Matthieu ; il a prêté à Héribaldus le Commentaire du même sur les Prophètes 4.
De saint Grégoire il connaît les Lettres, les Dialogues, les «Moralia»; de saint Ambroise l’« Expositio super Lucam » 5. Les œuvres de Saint Cyprien, de Fulgence, le livre des Sentences d’Isidore sont utilisés par lui 6. Il sollicite l’envoi de Faustus de Riez,* consulte la Chronique de Prosper 7, possède les Lettres de Symmaque 8.
Loup avait sûrement en mains le recueil Pseudo isidorien ; il cite les Décrétales de Gélase, de Célestin, d’innocent 9. La collection formée par lui renfermait vraisemblablement bien plus d’ouvrages encore ; elle s’enrichissait sans cesse grâce à ses nombreuses relations. Loup priait un ami de lui adresser tous les livres qu’il pourrait trouver, que lui-même ne possédait pas encore, et tous les exemplaires meilleurs des œuvres dont il n’avait qu’un texte corrompu l0. Cette collection lui est probablement personnelle, mais il en a fait usage à Ferrières et peut-être une part des ouvrages qu’il utilise figurait-elle dans la bibliothèque claustrale. Nous ne savons si celle-ci a gardé après la mort de Loup ceux qui avaient été sa propriété personnelle.