BIBLIOTHÈQUE DE L’ÉGLISE DE ROUEN
gement représentés à Saint-Évroul. Certainement incomplet d’ailleurs, le Catalogue ne vaut que pour le milieu du XIIe siècle ; la plupart des ouvrages qu’il désigne et qui subsistent en provenance de Saint-Évroul, sont conservés dans des manuscrits de cette époque x, mais il n’est pas douteux que dès la fin du XIe siècle, la communauté n’ait disposé d’une assez riche collection.
Nous n’avons que de maigres renseignements au sujet des collections de livres formées dans les monastères de Saint- Étienne de Caen et de Saint-Martin de Séez 1 2.
En provenance de la cathédrale de Rouen, les manuscrits anciens qui se sont conservés sont peu nombreux et datent du XIe siècle 3. Un Catalogue du commencement du XIIe siècle, contemporain de l’archevêque Geoffroi (1111-28), peut donner quelque idée de la collection de livres que possédait cette église au XIe siècle 4. Outre quatre Tropaires et divers Légendaires abrégés dits « Breviaria », cette liste énumère le « Breviarium » dit de Jean d’Avranches qui résigna en 1078, le Bénédictionnaire d’origine anglo-saxonne de Robert, mort en 1037, lequel est conservé. Ce Catalogue, qui ne renferme que cinquante-huit articles est très incomplet, car il n’indique ni Bibles, ni Évangiles, ni Sacramentaires, dont l’église était certainement largement pourvue 5 ; il ne signale qu’un très petit nombre de manuscrits des Pères, mais en revanche il énumère des ouvrages profanes que renfermaient seulement de riches bibliothèques, Homère, Virgile et un second exemplaire de l’Enéide, les Métamorphoses et le « De amatoria arte » d’Ovide, Horace, Térence, deux exemplaires de Juvénal 6,