‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 3)Chapitre 873 sur 1207 · LIVRES DONT DISPOSE H I N CM A R · texte numérisé non relu

LIVRES DONT DISPOSE H I N CM A R

alors soit sa bibliothèque personnelle, soit celle de l’église de Reims en son temps, sous la réserve d’un recours possible aussi de sa part aux livres du monastère Saint-Remi. Dans les ouvrages d’Hincmar sont utilisés et cités cent quatre vingt quinze traités, homélies ou épîtres des Pères 1.

L’œuvre d’Hincmar montre aussi qu’il disposait d’un ou plusieurs exemplaires de la « Dionysio Hadriana », collection à laquelle l’archevêque fait habituellement des emprunts 2. Les « Capitula Angilramni », la collection du pseudo Isidore, celle-ci dès 852, ont été certainement sous ses yeux 3.

Il avait aussi à sa disposition les Vies des hommes illustres de saint Jérôme avec la suite par Gennadius, les Chroniques de Rufin et de Cassiodore, de Prosper, de Bède, le « Liber Pontificalis ». Il cite également l’Histoire d’Hégésippe. Il ne connaissait, semble-t-il, comme œuvres d’historiens profanes que le Bréviaire d’Eutrope et l’Histoire des Césars d’Aurélius Victor 4.

Hincmar cite Priscien, Donat, l’ouvrage de Nonius Marcellus « de proprietate sermonum », les « libri physicornm » 5. Il utilisait les «metra » de Prudence, Sedulius, Arator 6 ; il nomme Perse, Sénèque, Cicéron, dont il cite le « pro Ligario » 7, et, sans les nommer, Virgile, Horace, Juvénal, Térence 8. De ces derniers surtout peuvent flotter dans sa mémoire des souvenirs gardés de l’éducation reçue à Saint-Denis et on

1. Cf. Schroers, Hincmar , sein Lcben und seine Schriften, qui a dressé la liste de toutes les citations des écrits des Pères faites par Hincmar (p. 167-173), à savoir de neuf traités ou lettres de s. Cyprien, et deux apocryphes, de cinq ouvrages de s. Hilaire, vingt-cinq ouvrages d’Ambroise et six apocryphes, vingt traités ou lettres de s. Jérôme avec deux apocryphes, quarante-neuf ouvrages ou lettres de s. Augustin et 4 apocryphes, onze traités ou lettres de Prosper avec deux apocryphes, sept sermons ou lettres -de Léon le Grand, trois traités de Boëce, deux ouvrages de Fulgence, cinq de Grégoire le Grand, onze de Bède, trois d’Alcuin, deux discours de Grégoire de Naziance, onze traités ou homélies de Chrysostome avec trois apocryphes, quatre épîtres de Cyrille d’Alexandrie, deux de Théophile, et respectiv ement un ouvrage de Marius Victorinus, Cassiodore, Isidore, Paulin d’Aquilée, Origène, Athanase et Basile. Le recueil d’extraits de s. Augustin par Bède, auquel Plincmar renv oie dans son « De Praedestinatione », est vraisemblablement une copie de l’exemplaire que Loup de Ferrières lui a envoyé.

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