‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 3)Chapitre 889 sur 1207 · B. Laon, mss · texte numérisé non relu

B. Laon, mss

7. B. Laon, 27 (Cassiodore « in psalterio »), 101 (Juvencus), 134 (Augustin « De mendacio », Lettres) ; 187 (Grégoire, Pastoral) ; 220 (Amalaire « De officiis eccles.») ; 281 (Divers et « Visio Wettini »).

8. B. Laon, mss. 75 (Jérôme, divers) ; 87 (Augustin « In Iohamem »), B. N. lat. 2397 (Jonas d’Orléans ; ce ms. entré à la B. de Colbert parmi la collection des Carmes de Clermont porte une note du XIIe siècle : « Liber beati Vincentii Laudunennis » B. Clermont, Catal. B. Dépts, XIV, Introd., p. XV).

BIBLIOTHÈQUES SOISSONNAISES

Vincent par un certain Reinus. Un anonyme a noté en tête du livre qu’il a trouvé dans la bibliothèque quarante-quatre livres1. Peut-être un certain nombre d’autres étaient-ils prêtés à cette date ; mais on en peut conclure qu’au Xe siècle, la collection était peu considérable.

Du monastère Saint-Jean de Laon provient le psautier de Salaberge du VIIe siècle 2.

Des anciens livres de la cathédrale de Soissons, nous ne connaissons qu’un Missel du XIe siècle qui subsiste3. Montfaucon signalait dans sa bibliothèque une collection de canons vieille de près de 900 ans 4, écrite par conséquent au VIIIe ou au IXe siècle.

On conserve en provenance de Saint-Médard de Soissons, les célèbres Évangiles en onciale d’or 5, offerts sans doute aux moines par Louis le Pieux lors de sa visite au monastère en 827 6, et quelques anciens manuscrits 7 , débris d’une bibliothèque qui a pu être considérable. Le monastère Notre-Dame de Soissons conservait, au XVIIIe siècle, un exemplaire de la Cité de Dieu, qu’on estimait vieux de 900 ans ; celui de Longpont un exemplaire du Commentaire de saint Ambroise sur saint Luc de 800 ans 8.

La faveur témoignée par Charles le Chauve au monastère fondé par lui à Compiègne valut à la communauté une part de la succession en livres de ce roi bibliophile 9. Au trésor de Saint-Corneille figuraient en effet jadis un Sacramentaire, un Évangéliaire, un Livre de prières de Charles le Chauve, tous trois de grand luxe et richement reliés. On y trouvait aussi un Évangéliaire que Charles avait fait faire et sur la

1. B. Laon, ms. 75, f° 1 « quadraginta quatuor libros inveni » (Calai. B. Dépts, in-40 I, 84).

2. B. Berlin, Coll. Hamilton 553 ; cf. Lindsay, Notac lat., 446. Au XIIe sièele, il figurait au trésor de ce monastère, car sur une page restée libre fut inséré un inventaire du trésor de cette église décrit en présence de l’abbesse Adélide (Wattenbach, Ab Archiv., VIII, 341).

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