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IMPORTANCE DE LA BIBLIOTHÈQUE DE CORBIE

volumes du Xe1, vingt-sept du XIe2. Nous connaissons par conséquent, sans tenir compte des Catalogues, près de trois cents manuscrits antérieurs au XIIe siècle, qu’a possédés la « librairie » de Corbie.

On remarquera que parmi les manuscrits conservés, ceux du VIIIe siècle sont nombreux déjà ; mais que le plus grand nombre appartiennent au IXe. La collection était par conséquent importante dès cette époque ; elle s’est enrichie semble-t-il notablement encore au Xe et dans une proportion moindre au XIe. Même si un certain nombre des manuscrits exécutés avant le XIIe siècle sont entrés à la bibliothèque de Corbie à une époque postérieure, il est probable que ces additions ne compensent pas les pertes qu’elle a subies.

Si on fait état de celles-ci, il apparaîtra qu’une collection dont on peut identifier et approximativement dater près de trois cents manuscrits antérieurs au XIIe siècle, en comprenait, à la fin du XIe, un nombre notablement plus considérable. Des ouvrages qu’énumère le Catalogue du XIIe siècle, une centaine seulement peuvent être reconnus1 2 3 parmi ceux que nous conservons, ou que nous connaissons par ailleurs. Il en sùbsiste plus de cent exécutés avant noo qui manquent dans les deux Catalogues les plus anciens, l’un et l’autre incomplets. La bibliothèque de Corbie comptait donc, au XIIes iècle, de 4 à 500 volumes et vraisemblablement les accroissements qu’elle avait pris successivement, mettaient à la disposition des moines, dès le XIe déjà, quelque quatre cents volumes.

Les Catalogues corbéiens ne renseignent guère sur les manuscrits de l’Ancien et du Nouveau Testament et sur les

1. B. Amiens, mss. 24-5, 44 (le relevé de dom Avril signale trois mss. du Xe qui ne se retrouvent pas à Amiens, Montfaucon. II, 1.408) ; B. N. lat. 5.748 ? (Traube, Vorles., III, 287), 11.682, 11.699, 1 1.995 (2e partie), 12.021, 12.052, 12.126, 12.133, 12.141, 12.148, 12. 150-2, 12.203, 12.210, 12.213, 12.220, 12.235, 12.248, 12.252, 12.272, 12.274, 12.280, 12.287-8, 12.294, 12.527, 13.043-4, 13.046, 13.174, 13.351 2, 13.401, 13.761, 13.833, 13-909. 13-953, 13-955, 14-080, 14.085, 14.089, 17.243, 18.226, 18.296, 18.311 (peut être en provenance de S. Médard, cf. Catal. cod. hagiogr., n° 770) ; B. Berlin, fonds Phillipps, n° 79 ; B. Leningrad, 20 Q I, 56 : Q II, 5, IX.

2. B. Amiens, mss. 27, 131, 155, 459 (le relevé de dom Avril signale deux ma¬

nuscrits, l’un de Boëce, l’autre de saint Augustin que ne possède pas la B. d’Amiens, Montfaucon, II, 1407-8); B. N. lat. 11.637-9, 11.749, 11.884 f° 36 bis (cf Catal. cod. hagiogr., n° 547), 11.952, 11.960, 11.995, 12.016, 12.162, 12.208, 12.218,

12.257, 12.306, 12.309, 12.526, 13.331, 13-365, 13-391. H y faut ajouter la collection de canons irlandais du XIe siècle, écrite par Arbédoc (plus haut, p.48), un exemplaire des Épîtres de saint Paul en grec et en latin, ainsi qu’un martyrologe (cf. plus loin, p. 619).

3. Betker a marqué d’un signe les mss. qui se retrouvent à la B. N. ; Coyecque indique leur cote.

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