AUTEURS CLASSIQUES A CORBIE
trouve deux exemplaires de Virgile, un de Stace, des fragments de Térence et d’Ovide \ et aussi un Arator, un Sedulius, trois recueils de poètes chrétiens, le «De consolatione philosophiae » de Boëce, et un exemplaire du poème d’Abbon sur le siège de Paris 1 2. Au XIIe siècle, au temps où fut rédigé le 2e Catalogue, Corbie possédait les « metra » des poètes chrétiens, Arator, Juvencus et Sedulius, Prosper, Paulin, Prudence, Milon de Saint-Amand 3. Parmi les poètes anciens figuraient Martial, Ovide, Perse et Juvénal, Stace, Lucrèce, Lucain en quatre exemplaires, Térence en deux4, Virgile en neuf exemplaires. 5 L’antiquité classique était en outre représentée par cinq traités de Cicéron 6, Pline, Sénèque, Tite-Live, Florus, Jules César, Valère Maxime 7. Le Sénèque et le Pline sont peutêtre conservés, comme l’est la 3e Décade de Tite-Live et la liste n’indique ni Salluste que le monastère a certainement possédé, ni Tacite qu’on y trouvait peut-être.
§ 4. — - Bibliothèque de Saint-Riquier
Sur la collection de livres formés à Saint-Riquier nous avons des renseignements de date ancienne, précis et abondants. Nous possédons en effet l’état sommaire des accroissements qu’Angilbert, abbé de Saint-Riquier de 790 à 814, donna à la bibliothèque du monastère et l’inventaire détaillé des livres que l’établissement possédait en 831.
Angilbert rapporte lui-même qu’il avait procuré à son monastère un exemplaire des Évangiles écrit en or et richement relié, précieux manuscrit exécuté dans le style de l’école
1. Virgile B. N. lat. 13.043-4 (Xe s., le second avec l’Enéide seulement) ; Stace 13.046 (IXe) ; Térence 12.242 (IXe) et Ovide 12.246 (IXe).
2. B. N. lat. 12.284, 14.143, 13.047-8 et B. Leningrad F v. XIV 1 (IXe, celui-ci renfermant une portion des œuvres de l'ortunat) ; B. N. lat. 12.961 (XIe) ; Abbon 13.833 (IXe).
5. 294-9, à savoir 2 exemplaires de Églogues, 1 des Églogues et des Gécrgiques, T d’une portion de l’Énéide, 5 Virgile complets, un Épitom?.
6. 100-4, la Rhétorique, F «Ad Herennium » attribuée à Cicéron, le « De officiis », les Tusculanes et un « Ciceronis liber» non autrement identifié. Le Catal. signale aussi (248) la « Philippicarum historia ». 11 s’agit sans doute des Philippiques c'e Cicéron.
7. 250, 280, 286,55, 163, 306. On a vu (p. 616 n. 3) que le ms. corbéien du IXe siècle, de Pline l’ancien subsiste en 3 morceaux et que suivant Châtelain, le Sénèque du catalogue se retrouve peut-être dans le 111s. lat. 8.658 A, qui provient delà collection du président de Thou.