‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 3)Chapitre 918 sur 1207 · MANUSCRITS DE SAINT-BERTIN CONSERVÉS · texte numérisé non relu

MANUSCRITS DE SAINT-BERTIN CONSERVÉS

et un troisième de la fin du XIe ou du début du XIIe siècle1. Au IXe siècle, Guntbertus avait réservé pour son monastère le plus beau des trois Antiphonaires qu'il avait exécutés 2. Le Catalogue signale quinze Tropaires et trois Nocturnales. L’abbé Jean avait fait exécuter un Homéliaire en deux volumes 3 pour toute l’année qui ne se retrouve pas dans le Catalogue. Le Passionnaire de l’abbé Jean « immensi ponderis » ne correspond sans doute pas non plus aux trois Passionales apostolorum et aux huit Passiones martyrum du Catalogue.

Au regard des 60 manuscrits du Catalogue qui forment la série des livres des Saintes Écritures ou propres à l’exercice du culte, ceux du même ordre qui ont subsisté ou que nous connaissons par ailleurs, ne sont qu’au nombre de douze dont deux du IXe siècle, deux du Xe, huit du XIe, mais de ces douze manuscrits, cinq seulement peuvent être identifiés avec ceux du Catalogue qui, par conséquent, n’énumérait probablement pas tous ceux que le monastère possédait.

En dehors de cette série des livres sacrés, il subsiste, à notre connaissance, en provenance de Saint-Bertin un manuscrit du VIIe siècle, deux du VIIIe, dix-sept du IXe, vingt-quatre du Xe, vingt-trois du XIe. Parmi ces derniers figurent les tomes II et III des « Moralia » de Grégoire le Grand ; un vingt-cinquième volume correspondant au tome I de l’ouvrage s’ajoutait par conséquent sans doute aux précédents 4- Nous savons aussi que parmi les nombreux livres exécutés au IXe siècle par Guntbertus et réservés par lui à ses confrères, figurait un traité de comput écrit par lui, qui ne subsiste plus 5 *. Plusieurs manuscrits qu’a fait exécuter l’abbé Odbert, sont conservés ; mais parmi ceux qui sont perdus, figurait un volume

1. B. S. Orner, ms. 269 ; B. Boulogne, ms. 20 (cf. Héliot, p. 194 et Dehaisnes, Hist. de l’art en Flandre, I. 84. 11 faut peut-être l’identifier avec le « liber Davidicus perpulcherrimus » qui fut offert par le moine Hérénéus à S. Bertin en 999 suivant des Ann. bertiniennes inédites, cf. Cal. B. S. Orner, p. 91); B. Boulogne, ms. 2r.

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