LES ARTS LIBÉRAUX A SAINT-AMAND
était pourvu d’un Virgile, au IXe ou Xe de Térence avec la traduction d’un abrégé de l’Iliade d’Homère, au Xe ou XIe d’un Horace, de Juvénal et de Perse L La collection comprenait au XIIe siècle le Commentaire de Servius sur Virgile, d’Eugraphius sur Térence et des Gloses sur Juvénal.
Des prosateurs classiques ont figuré aussi dans la collection. De Cicéron, Saint-Amand possédait au milieu du XIIe siècle, le « De amicitia », le « De senectute », le Songe de Scipion avec le Commentaire de Macrobe, et, dès le commencement du XIIe siècle, la Rhétorique « De Inventione », ainsi que la Rhétorique « ad Herennium » attribuée comme de coutume à Cicéron. Le premier Catalogue signale un Salluste. Il subsiste en provenance du monastère un feuillet d’un manuscrit du IXe siècle de Pline l’ancien que ne signale aucun des deux Catalogues 2 et un manuscrit du même âge donné par Hucbald et renfermant la traduction du Timée de Platon avec le Commentaire de Chalcidius 3.
Il subsiste trois manuscrits du IXe siècle contenant la Rhétorique et la Dialectique d’Isidore et d’Alcuin, les Topiques de Cicéron, les « Periermeniae » d’Apulée et les Topiques de Boëce 4. Nous savons que dès le début du XIIe siècle, on trouvait à Saint-Amand avec les traités de rhétorique de Cicéron, la Rhétorique de Victorinus, les « Periermeniae » et les « Cathegoriae » d’Aristote, les « Isagogae » de Porphyre et au milieu du siècle les Catégories de saint Augustin.
Nous conservons un exemplaire du IXe siècle qui renferme avec un traité d’astronomie et de comput, le « De natura rerum » de Bède, dont le Catalogue du XIIe siècle signale trois exemplaires. Nous conservons aussi un manuscrit du IXe siècle du traité de la musique de saint Augustin 5. Au XIIe siècle, Saint-Amand possédait deux exemplairesde l’Arithmétique de Boëce, et deux de son traité de la musique, le « De computo » de Raban, deux traités du comput d’Héric, huit«tabulae » et «regulae abaci », une sphère, trois « mappae » la Cosmographie d’Ethicus. Le premier Catalogue signale le « De re militari » de Végèce. Un manuscrit du « De medicina », de Priscien Théodore a été donné par Hucbald. Le Catalogue
i B. Valenciennes, niss. 407 ; 448 ; 408, 410.
2.. Plus haut, p. 646, n. 1. La 2e partie du 2e Catal. signale un Pline entré à la bibliothèque dans la 2e moitié du XIIe s. et qui, d'après Desilve (n° 260, p. 173), serait le ms. latin 6.797 de la B. N.