‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 3)Chapitre 965 sur 1207 · COMPOSITION DE LA BIBLIOTHÈQUE DE SAINT-ARNOUL · texte numérisé non relu

COMPOSITION DE LA BIBLIOTHÈQUE DE SAINT-ARNOUL

Nous sommes mal renseignés sur les exemplaires des Livres saints et les livres liturgiques de Saint-Arnoul. Il ne subsiste en provenance de ce monastère que des Evangiles du XIe siècle, un Homéliaire du Xe, un Sacramentaire et les débris d’un Antiphonaire 1. Les ouvrages de patristique se sont mieux conservés. La collection comprenait un très grand nombre d’ouvrages de saint Augustin. Ils occupent en tout ou en partie pas moins de vingt-deux volumes exécutés du VIIIe au XIe siècle 2. Cinq volumes renferment des œuvres de saint Jérôme, sept des ouvrages de Grégoire le Grand 3. Saint Cyprien, Origène, saint Ambroise, saint Jean Chrysostome, saint Éphrem, saint Césaire, Fulgence, Cassien, Pomère, Isidore, Bède, Alcuin, Raban Maur, Paschase Radbert4 sont aussi représentés. Un très grand nombre des manuscrits conservés sont composites et renferment des extraits et des traités d’un certain nombre de Pères ou d’autres écrivains ecclésiastiques plus récents 5. Le monastère possédait deux exemplaires de la pseudo correspondance de saint Paul et de Sénèque 6.

Des livres de droit n’ont survécu qu’un recueil de canons et la Règle de saint Basile 7. En fait d’ouvrages historiques, subsistent l’Histoire Tripartite, Paul Orose, la Translation des saints Marcellin et Pierre d’Einhard, neuf manuscrits de vies des saints 8, un du XIe siècle de Grégoire de Tours. Mais on a vu que Saint-Arnoul possédait un Sulpice Sévère et un Grégoire de Tours.

Nous conservons un manuscrit d’ouvrages de grammaire, un autre renfermant des traités de dialectique et de grammaire, un exemplaire des Étymologies d’Isidore, les Gloses

1. B. Metz, mss. 35, 144. Le Sacramentaire, ms. n° 343, ne porte pas de marque de provenance, mais vient probablement de S. Arnoul (Catal. Introd. CXVII). Les débris de l’Antiphonaire figurent dans les mss. de Metz 231-2 (de Bruyne, Membra disjecta, n° 87, dans R. Bénéd., 1927, p. 190). D’après S. Berger (H. Vulgate, 52), les Évangiles de Maihingen auraient aussi appartenu à S. Arnoul.

2. VIIIe, B. Metz, mss. 134 ; Xe, mss. 78, 140, 145, 288 (De musica), 322 ;

XIe, mss. 6, 49, 125, 136, 138-9, 141-2, 226-30, 232, 347 ; B. Charlevile, ms. 21.

3. B. Metz, mss. 209, 84, 215, 225, 79 ; 52, 144, 85, 126-7, 143, 233.

4. B. Metz, mss. 224 ; 225 (« Periarchon ») ; 7 et 230 ; 17 et 135 ; 134 et 223 ; 134

et 349 1 142 et 232 ; 243 (« De instit. monach. ») ; 145 (« De vita contempl. ») ; 145, i79, 128, 347 ; 39 ; 221 et 494 ; 351 ; 489.

5. La plupart ne présentent aucune sorte d’unité. Le ms. 215 toutefois renferme exclusivement des textes relatifs aux « Quaestiones hebraicae ».

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