LIVRES DE DROIT, D'HISTOIRE A STAVELOT
un de Jean Chryscstome, de Grégoire de Naziance ^, de saint Cyprien et de saiiit Hilaire, deux ou trois volumes des œuvres de Cassiodore, trois d'Isidore, d'Éphrem, d'Alcuin, trois d'Haimon, un d'Anialaire et de Raban.
Le droit n'est représenté que par des recueils de Canons et de Règles, Canons des apôtres, Canons de Nicée, recueil de canons et sept livres canoniques ^,' Règle de saint Benoît à plusieurs exemplaires. Règle de saint Basile, Règle de la vie en commun (régula cenobialis). Règle des chanoines, « Liber confessionum » ^.
Le Catalogue signale un nombre important d'ouvrages historiques ou tenus pour tels, Gestes du Seigneur, Gestes de Pierre apôtre. Gestes des pontifes romains, des rois romains, des Angles, des Lombards, les « Gesta Bregnianorum » sans doute autre exemplaire des Gesta région romanorum, Gestes des princes d'Europe, les Histoires de Justin, les Antiquités et la guerre des juifs de Josèphe, ainsi que l'exemplaire de ses œuvres complètes, celui qu'exécuta Godéran *, l'Histoire ecclésiastique d'Eusèbe. L'hagiographie est représentée par cinq manuscrits de Passions, la « Vita patrum » en trois exemplaires, les vies de saint Rémacle et de saint Poppon, le Livre de ses miracles, deux exemplaires de la vie de saint Willibrod et dix-huit vies de saints. Plusieurs recueils hagiographiques, on l'a vu, ont été conservés en provenance de Stavelot, que le Catalogue semble ne pas connaître. Il en est de même des Histoires de Paul Orose du VII ^ siècle et du Valère Maxime du XI^^. Le monastère possède aussi la Géographie de Solin, le « De agricuitura » d'Emilianus et le <( De situ Hierosolyme » d'Arculfus ^.
Quant aux livres relatifs aux Arts Libéraux, à part un traité de métrique, une Arithmétique et les Grammaires de Priscien et de Diomède, annexés à des volumes que mentionne à une
1. Il subsiste un ms. de Grég. de Naz. du XP s., portant l'ex-libris de Stavelot, B. Bruxelles, Il 2.570. Une miniature représente le saint offrant son livre au Christ et intercédant en faveur du scribe qui a copié l'ouvrage, avec la légende : « qui dator es vite, scriptori crimina parce » ; cf. Le ms. à miniat., 17, p. 21, Gaspar-Iyna, n" 16,
2. L'un de ces recueils de canons se retrouve peut-être dans le ms. du VIII^ exécuté par plusieurs scribes de la B. R. de Bruxelles 8.780-93, cf, Lindsay, Notas lut. p. 448-