BIBLIOTHÈQUE DE REICHENAU A LA FIN DU IX^ SIÈCLE
OU IX^ siècle ^ et dont on ne retrouve pas mention dans les Catalogues. Un seul des Catalogues de Saint-Gall a fait place aux manuscrits « scottice scripti ». A Reichenau aucun rédacteur de Catalogue n'a signalé cette catégorie de manuscrits ; mais ceux qui subsistent montrent que le monastère en était pourvu.
A la, vérité, des manuscrits très anciens ont pu entrer par dons et achats à la bibliothèque de Reichenau postérieurement à l'établissement des Catalogues dûs à Réginbert. Mais il est peu probable qu'ils aient été tous acquis après 842. C'est particulièrement le cas des manuscrits irlandais, car l'influence irlandaise s'affaiblit dans la deuxième moitié du ÎX^ siècle. Il est donc vraisemblable que la bibliothèque de Reichenau, même si on a égard aux pertes qu'elle a pu subir dès ce temps, renfermait, en 842, un nombre de livres supérieur à celui qu'indiquent les Catalogues dressés par Réginbert.
On peut tenir pour certain que pendant l'abbatiat de Walafrid Strabon qui avait eu Réginbert pour maître, la bibliothèque de Reichenau s'est enrichie encore. Quelque cinquante ans après la date où fut rédigé le rotulns de Réginbert, à la fin du IX^ siècle, une liste nouvelle de livres insérée en finale d'un Sacramentaire d'âge un peu antérieur-, témoigne des accroissements de la bibliothèque de Reichenau.
A la vérité, trois cent soixante-deux volumes seulement sont signalés. Mais, à part deux exceptions ^, les textes des Saintes Ecritures ont été omis. Les séries relativement riches, en 822, d'ouvrages de droit séculier, de discipline ecclésiastique, de médecine ne sont aucunement représentées dans ce Catalogue. Quelques livres servant à l'autel ont été ajoutés en finale, qui ne sont évidemment qu'une part du lot de