LES ARTS LIBERAUX A REICHENAU
Lombards, l'Histoire tripartite en deux volumes, une Histoire ecclésiastique, l'œuvre de Josèphe en quatre volumes, deux exemplaires du « De illustribus viris » de Gennadius, ainsi que le Catilina de Salluste et les Histoires de Trogue-Pompée ^
En 822, le monastère possédait une mappa mundi en deux rouleaux -. Réginbert avait acquis de Walafrid les extraits faits par Adamnanus de l'ouvrage de l'évêque Arculfus « De locis sanctis ultramarinis ». Le Catalogue de la fin du IX.^ siècle signale le géographe Solin ^.
Le Catalogue de la fin du IX^ siècle fait place aux traités d'ensemble des sept Arts libéraux dont il mentionne trois ouvrages, l'un sans nom d'auteur, les deux autres sous les noms de Cassiodore et d'Aristote. Il signale aussi quatre exemplaires de Martianus Capella *. Vraisemblablement, quelques-uns de ces livres appartenaient déjà, en 822, au mcnastère. Le texte du premier Catalogue renfermait sans doute une série relative aux Arts Libéraux qui a en partie péri.
La section des livres de Grammaire et des Mètres a du moins subsisté. En 822, le monastère possédait dix volumes de Priscien, Donat, Pompée, Sergius, Asper, etc., la métrique de Bédé, 1' «Orthographia» de Caperet d'Agrœcius, outre le « De orthographia » de Bède. Sous Erlebald s'ajoute encore un exemplaire de Priscien. Réginbert a copié la Grammaire de Donat et la Métiique de Bède dans le second livre qu'il a exécuté, et de nouveau dans son quatrième livre, les grammaires de Donat •'. Parmi les manuscrits qui subsistent, quatre ont pour objet Vars grammatica et on conserve onze fragments de manuscrits analogues ^.
Le catalogue de 822 mentionne un codex renfermant des gloses « de diversis rébus » qu'on peut sans doute identifier
1. Lehmann, 54, p. 265, 1. 27-33 ; P- 266, 1. 4-7. Le Catal. indique des « excerpta Pompeii » et un volume « hystoriarum Pompeii Trogi ". Il s'agit d'abcrd d'extraits soit de l'historien, soit du grammairien Pompée, et certainement ensuite du livre des Histoires de Trogue Pompée, évidemment sous la forme du résumé de Justin. Le rédacteur signale le « de illustribus viris » de Gennadius. Il s'agit sans doute du K de scriptoribus ecclesiasticis » de cet écrivain, à moins que le rédacteur n'ait mis sous son nom l'ouvrage de saint Jérôme.