RHÉTORIQUE, DIALECTIQUE
Ils ont un objet scolaire ^. et servent sans doute surtout à apprendre la prosodie latine.
C'est souvent aussi sous la rubrique de r« Ars grammatica » qu'apparaissent dans les Catalogues les autres classiques que conservent les bibliothèques des Gaules ^, les « historici ' veteres », Trogue Pompée, toujours sans doute sous la forme de l'abrégé de Justin, Pline, qu'on trouvait à York d'après Alcuin et aussi Salluste, César, Tite-Live, Suétone. Loup de Ferrières possédait les Nuits attiques d'Aulu-Gelle. Maintes collections renferment le Songe de Scipion avec le Commentaire de Macrobe et parfois les Saturnales. Telle bibliothèque des Gaules a conservé sans doute les lettres de Pline le Jeune ; plusieurs sont pourvues de la prétendue correspondance de Sénèque et de saint Paul. La philosophie antique n'est représentée que par la traduction du Timée de Platon, par les Tusculanes que possédait au moins Loup de Ferrières, le « De ofïiciis », le « De senectute », le « De amicitia » de Cicéron. Le « De consolatione philosophiae » de Boëce jouit d'une très grande vogue et se retrouve presque partout.
Les bibliothèques conser^^ent aussi des collections de lettres, celles de Symmaque, la correspondance de saint Boniiace, d'Alcuin, de Loup de Ferrières, etc., des formulaires de lettres et recueils à l'usage des notarii.
Les ouvrages de rhétorique et de dialectique figurent aussi en nombre important dans ces bibliothèques. Elles possèdent souvent la Rhétorique de Cicéron et la Rhétorique « ad Herennium » qui lui est toujours attribuée, quelquefois l' « Orator », et un certain nombre des discours de Cicéron, notamment les Philippiques, les CatiUnaires et les Verrines. Les Institutions de Quintilien et les « Declamationes » de Senèque, s'y rencontl-ent rarement. Elles sont pourvues des Topiques de Cicéron, des « Isagogae » de Porphyre, de Victorinus, des Catégories et des « Periermeniae » d'Aristote et d'Apulée, des Commentaires de Boëce sur ces ouvrages, des traités de dialectique de saint Augustin et d'Alcuin.
La géométrie, l'arithmétique, la musique, sont représentées par les œuvres d'Euclide, de Bède, de Boëce, de Cassiodore, le traité de saint Augustin « De tonis et