‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 4)Chapitre 1129 sur 1203 · ARTS MINEURS, MÉDECINE · texte numérisé non relu

ARTS MINEURS, MÉDECINE

musica » ^ et les traités d'Hucbald, notamment la « musica enchiriadis » ^. Telle collection renferme des « abaci », un « liber de astrolabio et regulae minutiarum » ^. L'astronomie figure avec les Phénomènes d'Aratus, !'« Astrologia «d'Hygin, le « De nominibus stellarum ».

Les églises et monastères disposent probablement toujours d'un ou plusieurs traités de comput. Le plus répandu est le traité dit d'Helpericus, œuvre d'Héric d'Auxerre. On ne le trouve jamais signalé parmi les livres liturgiques, bien que son objet soit de régler l'année liturgique. Il ne figure pas non plus expressément à côté des livres qui traitent des nombres et de l'astronomie. Dans les Catalogues les computs n'ont aucune place définie ; mais on les trouve dans toutes les bibliothèques.

On ne voit pas non plus que les ouvrages qui comme les Arts du Quadriviiim renferment des connaissances utiles, soient rattachés à la série des « Artes » et les Catalogues les disséminent au hasard.

La géographie et la cosmographie sont destinées surtout à identifier les localités signalées dans les Livres Saints*. On rencontre souvent dans les collections la Cosmographie d'Aethicus, le Timée de Platon traduit par Chalcidius sous le titre Cosmopolia (de formatione mundi) ^, l'œuvre géographique dite « Polyhistor » de Solin, la Géographie de Junior, la description des Lieux Saints d'Arculfus et quelquefois des cartes (« exemplaria cartarum », « mappa mundi ») en un ou deux rouleaux ^.

Les ouvrages de médecine ne sont sans doute jamais absents des bibliothèques, à l'usage spécialement des religieux qui dans un monastère ont la charge de la « cura infirmorum » ^. Les Catalogues annoncent parfois pour ces livres une série spéciale ^ ou du moins mentionnent soit un livre, soit un cer-

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