‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 4)Chapitre 193 sur 1203 · CHAPITRE X Les « scriptoria Orléanais · texte numérisé non relu

CHAPITRE X Les « scriptoria Orléanais

Au temps de Charlemagne, l'évêque d'Orléans, Théodulfe a dirigé un véritable atelier de calligraphie dont nous possédons encore deux chefs-d'œuvre presque identiques, à savoir les deux Bibles dites de Théodulfe ^ l'une qui était certainement au Xl^ siècle la propriété de la Cathédrale d'Orléans ^, l'autre entrée à une époque inconnue au trésor de la cathédrale du Puy ^. L'une et l'autre sont exécutées en une fine et gracieuse minuscule, pour une part sur parchemin pourpre, en écriture d'argent et d'or. Le style décoratif, simple et élégant est propre à l'école orléanaise. Cçtte école a produit d'autres Bibles d'un prix inférieur. Une Bible provenant de Saint- Germain des Prés, du IX^ siècle est d'une écriture assez semblable à celle des précédentes et dans la disposition du texte, la teneur des rubriques suit entous points lemodèle Orléanais*. D'autres Bibles encore en ont subi l'influence ^

Les Bibles de Théodulfe ont été exécutées certainement sous les yeux et par les soins de cet évéque ^. Non seulement la préface en vers insérée dans les deux Bibles invite le lecteur à se souvenir de Théodulfe", mais l'épilogue lui fait

1. B. N. lat. 9380 (Boinct, PI. XXVI) et Trésor de la cathédr. du Puy ; cf. Delisle, Les Bibles de Théodulfe, dans la B. Ec. Chartes, 1879.

2. Au f° 146 en effet, a été copiée sur une page blanche, en caractères du XI^ siècle, une charte de l'évêque d'Orléans, Odolric attestant la restitution d'une église par un chanoine vers l'an 1025 ; cf. Delisle, p. 27.

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