‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 4)Chapitre 232 sur 1203 · SCRIBES DE SAINT-MARTIN AU X© SIÈCLE · texte numérisé non relu

SCRIBES DE SAINT-MARTIN AU X© SIÈCLE

le diacre Bérilandus ^. Dans un Sacramentaire de Saint- Gatien, un monogramme conserve le nom inscrit en caractères grecs du prêtre Longobardus, qui est sans doute celui du scribe ^.

Au X^ siècle, travaillait peut-être dans le scriptorium martinien le scribe Jean, qui se dit prêtre indigne ; il écrit à la demande du prêtre Benoît qui des;^ert l'église Saint-Pierre^, sans doute celle qui est renfermée dans l'enclos du monastère *. Sur un autre manuscrit du X^ siècle ayant appartenu à Saint-Martin, Constantin, prêtre indigne et moine et Robert pécheur, moine de Saint-Savin se recommandent aux prières d'Hervé, sans doute le personnage qui fut trésorier de Saint-Martin de 970 à 1021, et dont ils se disent les clients '". Ces deux moines ont fait hommage du livre à Hervé ; ils l'ont peut-être eux-mêmes exécuté, admis en ce cas par Hervé à s'instruire dans le scriptorium de Saint-Martin. En 905, Rainon, devenu évêque d'Angers, mais qui, disciple de Saint-Martin, en restait encore chanoine, a fait écrire et reviser (scribere ac requirere jussit) la vie de saint Maurile par Archanaldus qui, sur son ordre, l'a écrite et corrigée (scripsit et requisivit) *^. A cette époque aussi, Odon, futur abbé de Cluny, a certainement travaillé au scriptorium de Saint- Martin. A la demande des religieux, il composa un abrégé des Moralia de saint Grégoire. Il aurait vu en songe le saint détacher de son oreille sa plume et la lui tendre en l'invitant à achever l'ouvrage '.

§ 6. — La production des ateliers tourangeaux et le rayonnement de l'école tourangelle.

Des ateliers de Saint-Martin et, dans une moindre mesure, de celui de Marmoutier, sont sortis au IX^ siècle surtout un

1. B. Tours 179 : f° 35 : «Ego Bérilandus le\'ita indignus favente deo librum transcripsi istum. Pax vobiscum » (Rand, 179, p. 189).

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