‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 4)Chapitre 336 sur 1203 · CHAPITRE XV Les « scriptoria » des églises du Nord · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV Les « scriptoria » des églises du Nord

§ I. — Les « SCRIPTORIA » monastiques

Sans avoir joué dans l'histoire de la calligraphie un rôle aussi important que le monastère de Corbie, les autres monastères autonomes du Nord de la Francia occidentale ont disposé, pour la plupart, du VIII au XII^ siècle, d'équipes de scribes et d'enlumineurs souvent nombreux et industrieux.

vSaint-Médard de Soissons avait un atelier dès la fin du VII^ siècle, puisqu'à cette époque, l'abbé Nomédius fit écrire (scribere rogavit), probablement dans son monastère et offrit au saint un manuscrit des Homéhes de saint Césaire ^ Un peu plus tard, au cours du VIII^ siècle, sur des feuillets ajoutés on transcrivit une exhortation du même saint ^. Dans l'Antiphonaire de Compiègne, de la seconde moitié du IX^ siècle, le titre de l'office de saint Médard est exceptionnellement tracé en lettres d'or ^. Ce livre aurait-il été exécuté pour Saint-Médard * ? L'histoire de la translation de saint Sébastien composée au IX^ siècle à Saint-Médard par le moine Odilon est conservée dans un manuscrit du X^, provenant du même monastère et qui est dédié au saint martyr par le moine Gundacrus, qui l'a copié '". Le récit de la translation

1. B. Bruxelles 9.850-2. Sur ce ms. a été apposée cette note : «Hic liber vitas patrum vel humilias s. Caesarii quoi veaerabilis vir Nomédius abba scribere rogavit et ipsura basilicae s. Medardi contulit » (Van den Gheyn, Cat. mss. B. Brux.

t. II, n» 1221). Cf. Delisle, Ms. mérov. de la B. Roy. de Bmx., dans Not. et Extr. XXXI, le P., p. 34-5, Zimraermann, p. 210, le date d'environ 700 ; le ms. aurait été exécuté et conservé à S. Médard et aurait passé ensuite à S. Vaast d'Arras.

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