Préface de Guérard, p
8. L^.ber floridus Lamberli, B. Gand, ms. 92, Saint-Génois, Catal., n." 16, p. 14.
238 l'enluminure des manuscrits a saint-bertin
œuvres sorties de cet atelier ; elles présentent les initiales à têtes de chien, pointes de flèches et entrelacs qui caractérisent ce style ^
Il ne subsiste qu'un petit nombre de manuscrits à peintures exécutés à Saint-Bertin au IX*^ siècle. Nous ne possédons aucun des livres luxueux de Guntbertus qui vraisemblablement comportaient des peintures. Un exemplaire du Commentaire sur saint Luc de saint Ambroise, orné de belles initiales ^, qui date du IX^ siècle, est sans doute l'œuvre des artistes bertiniens. Les Évangiles de Saint-Liévin, tels qu'ils sont sortis primitivement d'un scriptorium du Nord de la France au cours du IX^ siècle ^, peuvent aussi être attribués avec vraisemblance à l'atelier de Saint-Bertin ^ ; l'artiste qui les a enluminés a certainement copié un manuscrit des Evangiles fortement inspiré de l'art antique chrétien ^. C'est aussi au scnptoriimi bertinien qu'ont dû être exécutés un manuscrit illustré de Smaragde ^ et le manuscrit de la vie de saint Wandrille avec dessins représentant des scènes empruntées à son histoire '. Là sans doute aussi, fut prise la copie d'un manuscrit de l'école de Reims, renfermant un traité d'astronomie et orné d'illustrations d'après l'antique ^.
A la fin du X® siècle, l'atelier bertinien entre dans une ère particulièrement active et brillante. Un grand nombre de manuscrits ont été exécutés au scHptornmi de Saint-Bertin, sous l'abbé Odbert (986-1007) ^. Un Psalterium glossatum ^^, décoré d'enlacements, de figures d'animaux et de miniatures, dont le sujet est emprunté à la vie du roi David, est rœu\n"e de trois religieux. Le poème acrostiche qui figure en tête du