‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 4)Chapitre 413 sur 1203 · SCRIPTORIUM )) DE L'ÉGLISE DE COLOGNE · texte numérisé non relu

SCRIPTORIUM )) DE L'ÉGLISE DE COLOGNE

Rome par le pape Léon i. Si le fait est exact, la transcription a été exécutée, sans doute, non pas à Cologne, mais au palais. Quoi qu'il en soit, sur le premier folio d'un certain nombre de manuscrits de la fin du VIII^ ou du début du IX^ siècle, on lit : « Codex sancti Pétri sub pio pâtre Hildebaldo archiepiscopo scriptus ». Il semble bien que les treize manuscrits qui portent cette souscription- ont été exécutés sous ses yeux et par son ordre, c'est-à-dire à Cologne. Tous ces livres sont écrits en diverses variétés d'une minuscule belle et régulière, à qui peut être attribué le nom de minuscule de Cologne au temps d'Hildebald ^.

L'un de ces manuscrits, qui renferme un traité de comput, paraît avoir été écrit vers 805 '*. Un autre, renfermant des commentaires de saint Jérôme sur les prophètes, serait de quelques années plus ancien ^. Un autre traité de comput, qui porte encore des traits d'âge mérovingien, doit appartenir aussi aux dernières années du VHP siècle ^, ainsi qu'un manuscrit d'opuscules de saint Augustin '.

Il semble bien que le scriptorium de Cologne ait produit, dans le même temps, l'exemplaire de quelques œuvres d'Alcuin, qu'on a cru souvent être celui-là même qui fut préparé en grande hâte, à Saint-Martin de Tours, pour être envoyé à Arn ^ La place d'honneur qui revient dans les litanies à saint Géréon d'une part, » d'autre part l'examen des diverses

1. Gelenius rapporte, en 1633, qu'il a trouvé dans la B. métropolitaine de Cologne un très vieux « codex » où était inséré un « catalogus librorum qui, anno Inc. D. DCCCXXXIII, VVenilone episcopo Laudunensi jubente, ad opus domini Hildebaldi archiepiscopi et sacri palatii capeUani descripti sunt ex illis quos Roma Apostolicus dominus Léo misit Carolo imperatori ». Comme l'observent Jaffé Watt. (Préf., p. IV), la date, même corrigée en 783, par la substitution d'un L au troisième C, ne convient pas au pontificat de Léon (795 à 816). Le titre du dit catalogue n'a pas dû être écrit par un contemporain.

2. B. cath. Cologne, mss. 41, 51 (le i" folio est perdu, mais on sait par Hartzheim que l'inscription s'y trouvait, cf. jaffé Watt., p. 16), 54, 55, 63, 67, 74, 83 II, 92, 103, 115, 171. Cf. Lindsay, Xoiae lai., p. 453- Le ms. 65, qui ne porte pas l'inscription, constitue la 2« partie du Comment, de s. Augustin sur les psaumes, dont le ms. 63 est la i'^ partie, le ms. 67 la 3» (cf. Jaffé Watt., p. 21).

3. «the Cologne minuscule of Hildebald » (Lindsay, Palaeogr. lai., HI, p. 7)- Voir l'article accompagné de planches de Jones, Cologne ms. 106, a book of Hildebald, dans Spéculum, 1929.

4. B. cath. Cologne, ms. 83 ; cf. Jones, art. cité, p. 53 et 56. Pour dater ce ms. et les suivants, M. Jones s'appuie en particulier sur le signe d'antiquité que représente l'abréviation pour iur, signe que Rand a étudié dans l'art. On the simbols of Abbreviations for tur, dans Spéculum, II, 1927.

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