ms. 165, p
l'atelier de COLOGNE SOUS GUNTHER 283
Un certain nombre d'autres manuscrits du IX^ siècle «n provenance de l'église cathédrale de Cologne, portent le nom des scribes qui les ont exécutés, vraisemblablement, sinon certainement, dans le scriptorium de cette église. Sur un manuscrit de saint Jérôme du IX^ siècle, le scribe Cosmas a écrit son nom, en notes tironiennes ^ C'est, peut-être, le même Cosmas, qui fit partie de l'équipe de quatre scribes, Hadololdus, Wicbertus, Grimbaldus et Cosmas, entre lesquels fut partagée l'exécution d'un exemplaire ide Bède « super epistolas Pauli », écrit au IX^ ou au X^ siècle '^ Sur un exemplaire du IX^ siècle des Évangiles, une note apposée à la fin de l'Évangile selon saint Mathieu, nous apprend que depuis le commencement jusque là, la plume a été tenue par Heltfrédus, qui se dit « servus » probablement de saint Pierre ^.
Sur un manuscrit du IX^ siècle, renfermant un commentaire attribué à saint Ambroise, est inscrit au premier folio : « Liber Guntarii » ^. Nous ignorons si ce hvre qui appartenait sans doute en propre à l'archevêque Gunther (849-63), si ceux qui, vraisemblablement, en son temps, ont été prêtés à divers personnages au grand détriment de l'église de Cologne ^ sortaient du scriptorium de celle-ci. Les nombreux autres manuscrits qu'elle possédait, à cette époque, et dont un bon nombre sont conservés, ont pu être exécutés à Cologne, mais nous n'en avons pas la preuve.
Un témoignage de l'activité de cet atelier nous est fourni par un cahier ajouté à un manuscrit du IX^ siècle de la « Dionysio Hadriana ». Ce quaternio renferme en écriture contemporaine la relation du synode de Pavie, tenu en 865
1. ms. 52, f? 177 : « Ego Cosmas scripsi et finivi istos Ubros ». Cf. Schmitz, Zur Erklàrung der tiron. Note in Hdschriften der Kôlner Dombibl., daas A'. Archiv., XI p. 113.