SCRIPTORIUM » DE NOTRE-DAME DE STRASBOURG
et d'autres encore ont été commandés par le prélat ^. Toutefois, les manuscrits incorrects étaient corrigés à Strasbourg, et de la main même d'Erkanbald. Un distique apposé sur un manuscrit de Commentaires de Bède, donné par lui à son église, rapporte qu'il a fait écrire ce livre en Italie ; mais une autre pièce de vers, inscrite dans le volume, fait honneur à l'évêque d'avoir lu tous les livres utiles à l'église, entre autres ce « libellus », qu'il a corrigé de sa main (per se), effaçant les fautes et faisant les additions convenables (falsa...radens et congrua sensibus addens) '^. Sur le « De viris illustribus >> il a lui-même, sans doute de sa main, ajouté un distique ^.
Il a subsisté plusieurs manuscrits donnés à l'église de Strasbourg par l'évêque Wernher (1002-27) ; mais plusieurs au moins n'ont pu être exécutés au scriptorium de son église, puisqu'ils sont d'âge antérieur *. De l'un des volumes qu'il a donnés, nous savons qu'il fut copié, en l'an 1004, ^^ onze jours, par Constantius écolâtre de Luxeuil ^, qui sans doute ne l'exécuta pas à Strasbourg. Comme de son prédécesseur, il est dit de Wernher qu'il a acquis en Italie un grand nombre de volumes \ Tous les manuscrits, la plupart du X*' siècle, qu'il offrit à son église, portaient cette dédicace : « Wernharius episcopus dédit sanctae Mariae » '.
Un manuscrit du XI*^ siècle, conservé à Strasbourg, invite le lecteur à prier pour l'âme d'Azelinus ^, vraisemblablement le scribe qui a exécuté le volume ; mais nous ne savons même pas s'il a été écrit en Alsace.
Le scriptorium du monastère de Schuttern au diocèse de Strasbourg était, semble-t-il, équipé au commencenient du IX^ siècle pour produire des manuscrits décorés. Des Évangiles y ont été exéctités à cette époque en semi-onciale par le diacre