‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 4)Chapitre 427 sur 1203 · Cf. plus loin, B. de Murbach · texte numérisé non relu

Cf. plus loin, B. de Murbach

9. B. Épinal, ms. 68, Catal. B . dépts, in-40, t. III, p. 427 ; cf. Lindsay, Notaelat., 455 ; Dilisle, Notice sur un ms.mérov. d' Epinal, 1878 ; Zimraermann, p. 209 ; Rand, Jones, The earliest book of Tours, p. 79. Mabillon et Ruinart (Iter litterarium in Al^i'iam et Lothringiam, dans Ouvr. posthumes de Mab. et Ruin., Paris, 1724, III, 469) déclarent avoir vu à Murbach un ins. des lettres et opuscules de s. Jérôme parmi d'autres mss. de mime antiquité. Le ms. conservé à Épinal exécuté en 744, était donc bien alors à Murbach. D'autre part, Martène {Voy. littér., II, 136) a vu à Moyenmoutier un ms. des Ép'tres de s. Jérôme, écrit en lettres mérovingiennes, l'an 3 du roi Childéric et Montfaucon (B. B., II, 1180) signale conune appartenant à la B. de Moyenmoutier im ms. des lettres de s. Jérôme du VIIl^' siècle. On doit par conséquent admsttre que les deux monastères de Murbach et de Moyeimioutier pDSS^daientrunetl'autreunms. deslettres de s. Jérôme, exécuté en l'an 3 de Childéri •. I s ont été probablement fabriqués en même temps dans le même scriptorium.

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été exécuté dans le scriptorium de ce monastère. Le cornes dit de Murbach, renfermant les listes des deux séries de leçons bibliques lues à la Messe comme Épîtres et comme Évangiles, et qui date de la fin du VI IP ou des premières années du IX*' siècle a été, semble-t-il, copié dans ce monastère ^ et peutêtre aussi un manuscrit du Ville siècle de saint Jérôme sur les Épîtres de saint Paul '^. Ce serait également à Murbach qu'au VIII-IX^ siècle, aurait été écrite en minuscule la seconde partie du Missel Gélasien de Lorsch ^. Le missel de Murbach du XI® siècle qui subsiste, avec le calendrier des fêtes du monastère ^ est sans doute l'œuvre de ses scribes.

§ 2. — Les « SCRIPTORIA » DE CONSTANCE ET DE ReICHENAU.

A Constance ^, comme à Metz, Reims et autres cités épiscopales, on peut se demander si les évêques disposaient auprès de leur cathédrale d'un scriptorium, propre à celle-ci, où s'ils utilisaient simplement les services des monastères assujettis à leur évêché.

La question se pose d'autant plus pour l'église de Constance, que ses évêques, au VIII® et encore au commencement du IX® siècle, ont été souvent abbés des monastères voisins de Reichenau et de Saint-Gall, dont le scriptorium était alors fort actif et qui n'ont été libérés complètement, vis-à-vis de l'évêché, qu'au cours du IX® siècle ^. Nous savons de source certaine que plusieurs manuscrits conservés par l'église de Constance proviennent de ces deux monastères '.

1. B. Besançon, ms. 184, cf. dnm Wilmart, Le itcomcs» de Murbach, dans R. Bénéd., 1913, p. 25 et suiv. Le calendrier indique tous les patrons du monastère (p. 27) et par conséquent les listes ont dû être dressées à Murbach. Dom Wilmart croit y vecMWcidiXtrQV Exposicioleccionari ino 232 du catal. du IX^ siècle des livres de Murbach édité par H. Bloch (voir plus loin Bibl. Murbach).

2. B. N. lat. 1853. Il s'agit d'une simple possibilité suivant Souter et Lindsay {Notae lat., 471).

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