Plus haut, p
3. B. Wurzboiurg M p th Q ^2, début IX« s. : « Cognoscatis quod ego bruun scripsi istam regulam s. benedicti... » Cf. Lindsay, The Eaiiy Lorscli Scriptorium, dans Palaeogr. lai., III, 6.
4. Un correspondant lui a demandé : « quos libres in Germania vel scripserim, vel legerim » (EpisL, 41, p. 49).
5. B. Munich, mss. 6266, 6285, 6313, d'après Wattenbach, Das Schrifiwesen, p. 540.
SCRIBES DE l'Église et scribes de passage 337
tione » de Boëce, avec le commentaire de Loup, qu'il a rapportée à la bibliothèque de son monastère de Tegernsee V Parfois sans doute, un étranger s'est rendu dans un monastère, à dessein de transcrire là un ouvrage, qu'il sait y trouver. Les ressources en livres d'un établissement sont connues. Des bibliothécaires soigneux prennent soin de noter les livres dont ils ne disposent pas et que possède un monastère voisin 2, Le bref des livres qui forment la collection d'Einhart avait été communiqué au monastère de Fulda ^. Les renseignements ainsi acquis, qui permettaient de solliciter des prêts, pouvaient inviter aussi à se transporter sur place, pour y prendre copie d'un ouvrage. En fait, un manuscrit du monastère de Saint- V^anne a été exécuté, au rapport du scribe luimême, au monastère de Lobbes *. Peut-être, s'était-il rendu exprès à Lobbes, pour y copier l'ouvrage que ne possédait pas sa maison.
La réputation d'une écolo calligraphique ou picturale a pu attirer aussi des élè\'es dans l'art d'écrire. L'influence qu'a exercée en particulier l'école de Tours peut s'expliquer, non seulement par l'imitation des modèles de son écriture et de ses motifs de décoration, que les autres églises se procuraient, mais par le passage, dans les scriptoria tourangeaux, d'élèves venus d'autres monastères^..
De même, un maître dans l'art d'écrire, a pu être attiré dans un autre scriptoriiim. Hucbald de Saint-Amand a été appelé à Saint-Bertin, pour y faire l'instruction de l'abbé Raoul ^ ; il a pu aussi donner à des moines des leçons dans l'art d'écrire.
Les scribes étrangers à la communauté qui travaillent dans les scriptoria, sont surtout des « peregrini », irlandais, anglosaxons, plus rarement espagnols, italiens, grecs. Souvent simples passants, ils se sont parfois aussi installés à demeure