‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 4)Chapitre 539 sur 1203 · Kôhler, Die Schitle von Tours, II · texte numérisé non relu

Kôhler, Die Schitle von Tours, II

3. Merton, Die Buchmalerei des IX lahrh. in S. Gall, 57-9- On distingue aussi deu.x cnains dans les Évangiles du XP s. de S. Laurent (B. BruK. 18383; tf. Gaspar-Lyna, n» 12.

4. Catal. publié par Ch. Wilmot, La B. de S. Gérard (de Brogne) dans Ann. Soc. archéol. Namiir, IV 1965-6, n^ 28, p. 343.

ROULEAUX, FEUILLEfS, CAHIERS 369

général réservés à des usages particuliers, auxquels cette forme s'adaptait mieux que celle du « volumen ». La bibliothèque de Reichenau possédait une carte (mappa mundi), établie sur deux rouleaux ^. Des litanies peuvent être aussi dressées sur un rouleau -. Il en était peut-être de même de tables de comput et de tableaux de nombres, « abaces », que signalent des catalogues de bibliothèque ^. Ceux-ci étaient quelquefois eux-mêmes établis sur des « rotuli » *. Des lettres sont expédiées et de courtes compositions produites sous forme de rouleau (rotula) ^. Les enquêteurs dressaient aussi, sur des rouleaux, des brefs de polyptyque ^ ; mais des brefs et des lettres constituaient plutôt des pièces d'archives que des livres. Si les miniatures du temps font apparaître des rouleaux ', c'est peut-être, en raison de la tradition iconographique de l'antiquité, qui avait connu les livres sous cette forme, désormais abandonnée.

Les livres que renferment les bibliothèques du VIIP au XIP siècle, sont constitués par des feuillets de parchemin, qui ont été réglés, puis plies en cahiers, avant d'être mis aux mains des scribes. Ceux-ci remplissent non pas un manuscrit d'un seul tenant, ni chaque feuille séparément, mais des séries de cahiers.

Le plus ordinairement, on l'a vu, quatre feuilles ont été pliées ensemble, pour former un quaternio qui comporte huit feuillets avec seize pages. On constituait aussi parfois un hinio, un ternio, un quinio ^. Quand tous les cahiers nécessaires à la transcription d'un ouvrage, confiés à un seul scribe, ou répartis entre plusieurs, ont été dûment remplis, ils reviennent aux mains du chef d'ateUer pour être vérifiés avant l'assemblage.

1. Lehmaim, Mittelalterl. Katal., 49. P- 248. On peut conjecturer que la « mappa mundi » signalée par un catalogue de S. GaU (Becker, 15, art. 420), était établie aussi siu: des rouleaux.

2. C'est le cas des longues litanies, dites de Louis le Germanique, conservées à Francfort, sur un rotulus provenant de Lorsch (cf. M. Coens, Anciennes litanies des saints, dans Anal. Bolland., 1936, p. 6).

3 Parmi les li^Tes de l'abbé Rostaing figurent un « Numerus abbaci » — « Tabulam abbaci » (Bible de Nevers, Brit. Mus. Harl. 2790, f° 262, V ; éd. BoutiUier, p. 226).

4. C'est le cas à Murbach, à Reichenau, voir plus haut, p. 294 et plus lom B. de Murbach, de Reichenau. Des catalogues d'abbés sont dressés aussi sur des rouleaux. Le Breviariiim de S. GaU signa'e une liste des abbés de Reichenau «in I rodulo »

(Becker 23, 411, P- 53)- . ,. • •

5 Hincmar de Laon a fait par\-enir à Hincmar de Reims, une « prohxissuna rotula -.'(Migne, CXXVr, 501, 567, 582, 623). Hincmar de Reims parle d'un « sermo » de Florus « in illa rotula scriptum quam de Heriboldo accepimus » (Préface du « De praedestin. », Migne, CXXV, 56).

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