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6. B. N. lat. 17655, cf. PI. de l'édition de Grég. de Tours d'après ce ms. par M^Omont. Traube (Vorles., T, 24) ne distingue, au VII<= siècle, que ces deux types d'étriture : la scriptiira Ltt.xoviensis et la scriptitra Corhcicnsis.
ÉCRITURES CURSIVES DU Vllie SIÈCLE 381
retrouve, proviennent du scriptorium de l'église de Laon \ mais on pourrait aussi peut-être regarder du côté du scriptorium corbéien ^, où on trouve en outre pratiquée une écriture mérovingienne, dite a, qui peut être considérée comme précédant et annonçant l'écriture a z 3.
A partir du commencement du VHP siècle, et jusqu'au temps 011 la minuscule Caroline a définitivement prévalu partout, un certain nombre de types d'écriture, quelque différents qu'ils soient les uns des autres, accusent tous un progrès vers la régularisation des formes, par une sorte d'émulation entre scribes d'un même atelier et entre divers ateliers. Quelques-unes de ces écritures peuvent être attribuées à des scriptoria déterminés ou à des groupes de scripioria. Elles se partagent -toutes au point de vue graphique entre deux familles.
On peut distinguer d'abord les écritures du VHP siècle qui procèdent directement de la cursive mérovingienne. Depuis Mabillon jusqu'à Léopold Delisle, les paléographes les ont désignées sous le nom de lombardiques et les ont crues dérivées des écritures d'Italie. Elles ont été récemment identifiées, classées et en quelque mesure localisées dans la France du Nord.
La plus ancienne en date est connue sous le nom d'écriture du type b *, moins irrégulière déjà et moins chargée de ligatures que la cursive mérovingienne d'où elle sort. Les manuscrits qui la représentent sont peu nombreux et disper-
r. Cf. Lindsay, The Laon Aztype, dans R. des Bibl., 1914, p. 15. Aux cinq mss. du type a z de Laon (B. Laon, mss. 137 et 143 ; Cambridge Corpus CoU. 334 ; Brit. Mus. Addit. 31031 et B. K. lat. 12168) signalés par Lindsay, Lehmann a ajouté des fragments d'un ms. de la Cité de Dieu, 23 feuillets conservés au t. III des recueils de fragments de la B. de l'Université de Bâle (cf. Lehmann, Ein Basler Fragment des Nordfranzœsischen az-typus, dans Palaeogr. lat., II, 56 et suiv.).
2. Lehmann (p. 59) établit que le ms. de la Cité de Dieu est une copie directe du ms. de Corbie (B. N. lat. 12.214), en semi-onciale du VII<^ siècle. Or le ms., exécuté également en type a z,des « Quaestiones in Heptateuchum» du même saint Augustin (B. N. lat. 12168). provient de Corbie. Nous connaissons, par conséquent, un nombre égal de mss. en type a z provenant de Corbie et de Laon. Lehmann, en conclusion (p. 60), se demande si ce type ne doit pas être domicilié à Corbie plutôt qu'à Laon, où peut-être, dit-il, une équipe de scribes copiait des mss. corbéiens.
3. Cette écriture apparaît dans le ms. provenant de Corbie de !a B. de Leningrad O. I, 14 (Homélies de s. Grégoire). Cf. Lindsay, CoUect., dans Palaeogr. lat. 51.
4. Lowe, A ne-t^' fragment of the b type, dans Palaeogr. lat.. Y, 43 et suiv.