‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 4)Chapitre 561 sur 1203 · TYPES DIVERS D'ÉCRITURE PRÉCAROLINE · texte numérisé non relu

TYPES DIVERS D'ÉCRITURE PRÉCAROLINE

onciale et l'a ouvert ; elle est dite écriture, e n ou e ii a de Corbie ^. Une seconde étape est représentée entre autres par l'exemplaire de saint Ambroise, exécuté à. Corbie au milieu du VII l^ siècle, sous l'abbatiat de Leutcharius (c. 765) ; l'écriture en est caractérisée par l'aspect -seini-oncial, qu'elle présente, par l'n oncial, et l'y de l'écriture insulaire -. Enfin les manuscrits de la Bible, exécutée sur l'ordre de l'abbé de Corbie, Maurdramne (772-80) représentent, avec un certain nombre d'autres ^, une écriture régulière avec un nombre réduit d'abréviations, laquelle a déjà les caractères de la minuscule Caroline, mais qui se distingue encore par l'y insulaire, la longue queue des f et des s, ainsi que l'n oncial des écritures précédentes.

Dans le même temps, dernières années du VHP siècle et premières du IX^ siècle, d'autres types d'écriture pré-caroline apparaissent dans d'autres scriptoria. Vraisemblablement, l'étude des écritures pratiquées à cette même époque à Fleury, Saint-Denis, Reims ^, Cambrai '", etc., révélerait des traits propres à ces ateliers. Le scriptorium de Lyon à la fin du MII<^ et au IX^ siècle a certainement les siens **. On

1. Laucr, p. 431 ; Liebaert, p. 62 ; Dobiash, Hisi. atelier Corbie, p. 50. Liebaert signalait le ms. 13349 de la B. N. (PI. II), ainsi que les mss. 13347-8, 4403, 13028, Amiens 220, Leningrad O v I, 4 (Dobiash, n» 13, p. 134). Bien que ce type d'écriture reprisente le premier stade de l'écriture corbéienne, Liebaert le retrouvait encore dans une addition interlinéaire de l'un des volumes (ms. 6, f 114) de la Bible de Maurdramne (772-80) et dans le ms. de la B. N. lat 13373 d'Alcuin, qui a dû •être exécuté entre 817 et 835. D'après M^ DobiasK (n. 9, p. 128), l'Évangile de s. Mathieu (Leningrad O v 13) présente des traits précurseurs du type e n a et aussi du type a b.

2. Lauer, p. 432 ; Liebaert, p. 63 ; Dobiash, p. 56-9. Du ms. de s. Ambroise écrit par Ingreus sur l'ordre de l'abbé Leutcharius (Leningrad F v I 6, Dobiash, n» 16, p. 139) peuvent être rapprochés le ms. F i, 5 et le ms. de Berlin, lat.

3. Lauer, p. 435 ; Liebaert, 64-5. Aux mss. de la Bible de Maurdramne (Amiens 6, 7, 9, II, 12) s'ajoutent les m.ss. de Leningrad F v I, 5 (Psautier triple de saint Jérôme) ; F v I 10 (Vigile de Thapse) ; F v I 12 n I (Vie s. Fulgence) ; n. IV (Passion de s! Denis) ; F v I, 13 (Pseudo Cyrille- Origène) ; Qv I, 16 (Liber comitis) ; cf. Dobiash, n" 18-22, p. 142-7, et les mss. d'Amiens, 18, 87-8, 172, 220, 426 ; de Paris B. N. lat. 12.260, ïi3>73, 13527, 18373-

4. Cf. Lindsay, qui regrette que ces scriptoria « carent vate sacro » {The early Lorsch script., p. 6). Mrs Rand et Jones notent {The earliest book of Tours, p. VII) que M. F. M. Carey prépare une étude sur ces trois scriptoria. hous n'avons pas pu consulter l'article publié par cel'ji-ci De scriptoria Floriacensi, dans Harvard Studies in Classical Philology, XXXIV, 1523.

5. Mrs Rand et Jones écrivent {op. cit., p. 92) : « The school of Cambrai deserves

further studv ».

6. Tafel n'a pas eu le temps de les déterminer. Les notes laissées par lui {The Lyons scriptorinm, Palaeogr. lat., t. IV, 70) n'enregistraient que des résultats négatifs. Le travail n'a été fait par M. Lowe {Codices Lugdtin. antiquiss.) que pour les mss. antérieurs à l'époque carolingienne. Dom Wilmart {Fragm. carol., dans R. mned., 1931, p. 106) estime qu'il y a bien une écriture lyonnaise.

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