EMPRUNTS DE LIVRES A TRANSCRIRE
demande à Angilbert, abbé de Saint-Riquier, s'il possède l'histoire de Jordanés; en ce cas il le prie de le lui adresser^, à l'effet sans doute de faire copier l'ouvrage.
L'auteur d'une lettre sans adresse, qui est vraisemblablement le diacre de Lyon, Florus, se déclare prêt à expédier à son correspondant, sans doute dignitaire d'une église épiscopale, quand il plaira à celui-ci, l'histoire des martyrs africains -. Les moines de Reichenau écrivent à un abbé pour le prier de leur faire parvenir, par le messager porteur de leur requête^ un manuscrit de la Cité de Dieu ^. La demande est sans doute antérieure à 822, puisque l'ouvrage figure dans le catalogue dressé à cette date ^. Nous savons d'autre part que l'abbé de Reichenau, Erlebald {82^-:^8) prêtait aux moines de Saint- Denis, sans doute pour qu'ils en preiment copie, la dernière partie du traité de saint Jérôme sur Ezéchiel ". A la demande du prêtre Probus, Walafrid Strabon lui envoyait les œuvres de Fortunat et le traité « De mensura orbis terrae » avec ces trois mots d'ordre : lis, écris et renvoyé ^. De Saint-Riquier^ Micon sollicite un correspondant de lui faire parvenir un exemplaire du « De statu animae » de Claudianus Mamertus^ afin de corriger l'exemplaire défectueux que son monastère possède ". Il demande aussi le prêt d'un manuscrit de Fortunat ^. Une lettre d'un anonyme sollicite l'envoi par le messager,, expédié à cet effet, de Térence, d'Aulu-Gelle, et de l'histoire de Philon le juif '■*.
Loup de Ferrières avait transcrit pour son usage, à Fulda, •maints ouvrages empruntés à la bibliothèque d'Einhard ^^. Devenu abbé à Ferrières, il puisait aussi à celle de Saint- Martin de Tours ; une demande directe adressée au chartinacius