‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 4)Chapitre 651 sur 1203 · LIVRES DES PRINCESSES · texte numérisé non relu

LIVRES DES PRINCESSES

reçu en don de Lothaire I ; nous ne savons si c'est elle qui l'a donné aux moines de Saint-Hubert, qui, comme le prouvent des notes insérées dans le Psautier, en étaient devenus propriétaires dès le X® siècle ^.

§ 2, — ■ Les collections des grands laïques.

Les grands laïques possédaient, sans doute, eux aussi pour la plupart, une collection de livres. La chapelle du comte Éverard comprenait une cinquantaine de volumes ^, qui n'étaient pas tous des livres liturgiques ^, ni même exclusivement des ouvrages théologiques * ; parmi eux figuraient des livres de droit ^, d'histoire ^, d'art militaire, de sciences naturelles, de médecine ', trois exemplaires des Synonymes d'Isidore et un livre de gloses. Le comte les répartissait par testament entre ses fils et filles : L'un d'eux au moins a survécu ; le nom de son propriétaire y reste inscrit ^.

Un manuscrit de la fin du VHP siècle, renfermant le Commentaire de saint Jérôme sur les Proverbes, aurait appartenu à Méginfrid, camérier de Charlemagne ®. Le comte Conrad a reçu du moine Haimus un manuscrit de Quinte Curce, en retour de la communication faite, en vue d'une transcription, d'un traité de Raban Maur, qui figurait parmi ses livres ^^.

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