LIVRES « DE ARTE » A CLUNY
de r« Ars Phocae », deux de !'« Ars Servii », le « De verbo » d'Eutichius, les grammaires d'Isidore et de Rémi d'Auxerre.
La bibliothèque est pourvue de toute la série des poètes chrétiens, souvent en plusieurs exemplaires, Prudence, Fortunat, Prosper, Avit, Paulin de Noie, Juvencus en quatre exemplaires, Arator en huit, Sedulius en dix exemplaires et de ce dernier le monastère possède un exemplaire en vers et un en prose, la vie de saint Germain en vers d'Héric, le « De laude virginitatis » d'Aldhelme et le « De consolatione philosophiae » de Boëce, en sept exemplaires.
Parmi les « gentiles », Cluny possédait trois exemplaires de Virgile et les commentaires de Virgile par Servius et par Donat, deux exemplaires d'Horace, quatre de Juvénal, un de Perse, trois de Térence, un de Stace, deux de Lucain, trois manuscrits d'Ovide, un de Claudien « de consulatibus », trois exemplaires d'Avianus, trois de Caton et les fables d'Ésope.
Les auteurs en prose de l'antiquité classique sont largement représentés. De Cicéron, Cluny possède le « De senectute », en deux exemplaires, le Songe de Scipion avec le commentaire de Macrobe, le « De Oratore », les Tusculanes, la « De amicitia », le « De officiis », trois volumes de lettres, la Rhétorique, et en deux exemplaires la Rhétorique « ad Herennium » mise, comme l'usage en est alors constant, sous son nom, les discours « pro Milone, pro Avito, pro Murena, pro Quinto Ligario,proregeDejotario» et plusieurs autres, les Catilinaires en deux exemplaires et les Verrines. On trouvait aussi à Cluny les déclamations de Sénèque, les Nuits Attiques d'Aulu-Gelle et, on l'a vu, Tite Live, Suétone, Salluste.
La Rhétorique et la Dialectique sont aussi bien servies à Cluny, où la bibliothèque comprend, outre les œuvres de rhétorique de Cicéron et de Sénèque, les Commentaires de Boëce sur les Topiques. Huit manuscrits sont consacrés à la Dialectique, aux traités de dialectique d'Alcuin et de Martianus Capella, aux Catégories d'Aristote, aux «Ysagogae» de Porphyre, aux « Periermeniae » d'Apulée, aux Commentaires de Boëce sur les « Ysagogae » et les Catégories. La collection comprend trois exemplaires de l'Arithmétique et de la Musique de Boëce. Les autres sciences sont représentées dans le Catalogue par le « De physica » et le « De natura rerum » de Pline, la traduction et le commentaire du Timée de Platon; la médecine l'est par Galien et Hippocrate.
Telle qu'elle apparaît constituée dans le Catalogue, la bibliothèque de Cluny était certainement au milieu du XH?