‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 4)Chapitre 776 sur 1203 · BIBLIOTHÈQUES DE SAINT-PIERRE-LE-VIF, FERRIÈRES · texte numérisé non relu

BIBLIOTHÈQUES DE SAINT-PIERRE-LE-VIF, FERRIÈRES

A Saint-Pierre-le-Vif, l'abbé Ansaldus, dont l'abbatiat commence en 1096, a trouvé les moines dépourvus de livres et s'est occupé activement de la restauration de la bibliothèque ; mais le nombre des volumes dont la chronique du monastère donne la liste, qui furent exécutés par ses soins, n'est pas supérieur à vingt '.

Il n'a subsisté, semble-t-il, qu'un petit nombre de manuscrits provenant de l'ancienne bibliothèque de Ferrières ^. On Deut du moins identifier un certain nombre de manuscrits qui ont été en la possession de Loup de Ferrières, exécutés, corrigés, annotés de sa main ^. Un exemplaire du « De oratore » de Cicéron a été écrit entièrement, puis revisé et corrigé par lui *. On reconnaît aussi sa main dans les notes, additions, corrections d'un exemplaire de Valère Maxime, du codex Thuaneus de Tite Live, d'un manuscrit du « De inventione » de Cicéron, d'un exemplaire des lettres de Symmaque, du Commentaire de Donat sur Virgile, d'un Aulu-Gelle ^.

Au temps où Loup séjournait à Ferrières, le monastère abritait certainement une riche collection d'auteurs profanes de l'antiquité rassemblés par lui. Ses œuvres montrent qu'il avait en mains Virgile, Martial, peut-être Horace ^ et parmi les poètes chrétiens Juvencus et Prudence '. De Cicéron, il utilise la Rhétorique, les Tusculanes, le « De senectute », le « De oratore », le « De inventione », les Verrines, ^. Il disposait déjà des lettres de Cicéron quand Ansbald lui procura un autre manuscrit qu'il fit confronter avec le sien ;

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