BIBLIOTHÈQUE DE SAINT-DENIS 59Î
Le Catalogue signale encore deux Salluste, le Timée de Platon, la Rhétorique « ad Herennium » attribuée à Cicéron, le Livre des Commentaires de Cicéron (sic), ses « divina Philippica», son «De officiis». Il subsiste d'autre part, en provenance de Notre-Dame, un Ouintilien, un manuscrit des lettres de Sidoine ^, l'un et l'autre du X^ siècle.
Mention est faite au Catalogue d'un Porphyre, de trois Boëce, du « liber de differentiis topicarum » de Boëce, de quatre « quaterniones » du premier commentaire des Topiques, de trois livres de « Periermeniae », du « Liber catalepton Pisoni », de deux « quaterniones » des « Ysagogae », de trois « Catégorie », trois « quaterniones » de commentaires sur la Rhétorique.
La bibliothèque scolaire comprend aussi ,trois Priscien, le « comenti liber » de Martianus Capella, les Etymologies d'Isidore, le livre d'Helpéric sur l'art du calcul, deux Arithmétiques, le « liber Bernelini in abaco », un « quaternio » de commentaire sur la musique. Il subsiste deux manuscrits du IX^ siècle renfermant divers traités de grammaire, et deux autres du X^ qui contiennent des traités d'Arithmétique et
d'astronomie ^.
Le monastère de Saint-Denis fut certainement pourvu de bonne heure d'une bibliothèque importante. Favorisé entre tous par les rois carolingiens, il a recueilli sans doute en abondance les dons princiers. Saint-Denis était désigné par Charles le Chauve en 8yy avec Notre-Dame de Compiègne et son fils Louis pour recueillir après sa mort ses livres ^ et c'est ainsi sans doute que le monastère est entré en possession de la Bible * et des Évangiles ^ de Charles le Chauve. Les moines cultivés que sa scola a formés, un Hincmar, un Loup de Ferrières suffisent à attester que le monastère possédait de larges moyens d'instruction et d'une importante collection de manuscrits, dont un certain nombre, marqués souvent d'un signe propre aux livres de ce monastère ^, ont subsisté.