BIBLIOTHÈQUE DE L'ÉGLISE DE CAMBRAI
d'Ambroise sur les Épîtres de saint Paul, d'Haimon sur les Évangiles, de Smaragde sur les Épîtres et Évangiles, la lettre de Paulin à Sévère ^ et quelques autres ouvrages doctrinaux 2,
La cathédrale possédait aussi une riche collection de livres de droit. On conserve en provenance de Notre-Dame la collection de Denys le Petit en deux volumes, un recueil de Canons et de Décrétales, les « Liber canonum » qu'a fait exécuter l'évêque Albéric ^. Le Catalogue signale les Canons du concile de Nicée, le « Libellus » des Canons réunis par Hadrien, un recueil de Décrétales, un « Liber canonum » qui est peut-être celui d'Albéric, trois recueils de canons, et un recueil incomplet (canon, ex parte). Mention est faite aussi dans le Catalogue du « Libellus salice (legis) ».
Le Grégoire de Tours constitue à nos yeux le joyau de l'ancienne bibliothèque de l'église de Cambrai. On garde aussi l'Histoire ecclésiastique d'Eusèbe exécutée à Cambrai sous Rothard et un autre exemplaire du XI^ siècle, les « Gesta regum Francorum » du X^, l'Histoire tripartite et le « De excidio urbis Jérusalem »mis au nom d'Hégésippe, l'un et l'autre du IXe siècle ^. Le Catalogue signale aussi Josèphe. Il subsiste en outre en provenance de Notre-Dame un exemplaire des Dialogues de Sulpice Sévère et un «Martinellus » tourangeau, ainsi que deux recueils de Vies de saints.
Cette bibliothèque renfermait aussi l'Arithmétique de Boëce, le « De temporum ratione » de Bède, l'Histoire Naturelle de Pline, trois livres de médecine, trois Glossaires signalés par le Catalogue dont l'un subsiste, un Martial, un exemplaire complet d'Ovide et un autre des Métamorphoses, un ouvrage sur les « diffinitiones » contraires de Platon et de Porphyre. Enfin on conserve en provenance de la cathédrale un exemplaire du IX^ siècle des Tusculanes de Cicéron ^.
De l'antique monastère cambraisien de Saint-Gér}' ne subsiste aucun manuscrit ancien ; un seul est conservé en
1. La présence de ces ou\Tages ne nous est connue que par le Catal.
2. B. Cambrai, ms. 204 (traités divers), 485 (« Deecclesiasticisdogmatibus»). Le CataL indique aussi le « Liber de sermone Domini in monte ». Le « Libellus misti. e historié beati Maximi » que signale en finale le CataL, subsiste (ms. 803 I, IX^ou X<^), précédé d'une lettre d'Anastase lé Bibliothécaire à Charles le Chauve et appartient au cycle des compositions pseudo-aréopagites (cf. Lettre d'Anastase, Migne, CXXIX. 740).