‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en FranceChapitre 521 sur 1164 · TRANSMISSION HÉRÉDITAIRE DE L'ABBAYE BÉNÉFICE · texte numérisé non relu

TRANSMISSION HÉRÉDITAIRE DE L'ABBAYE BÉNÉFICE

plusieurs abbayes dont ce vassal jouira, ainsi que sa femme et ses héritiers 1. La survivance de Yabbatia est parfois promise ou assurée en fait à l'un des parents de l'abbé. En 966, une donation est faite en faveur d'Adraldus, prélat du monastère de Flavigny et de son neveu Milon, à qui appartient comme à lui le soin de la communauté 3. Il semble bien que le neveu du prélat soit son futur héritier ; il est associé déjà à ses fonctions. Un abbé résigne sans doute aussi son bénéfice en faveur d'un sien parent. L'abbaye de Saint-Germain des Prés détenue par Gozlin est donnée, en 881, à son neveu, Ebles d, en faveur de qui sans doute l'oncle s'est désisté.

L'hérédité des bénéfices qui peu à peu s'établit entraîna celle de l'abbaye tenue en bénéfice. De même qu'on possède et qu'on lègue à titre de propriétaire un monastère, on en détient Yabbatia et on la transmet à ses ayant droits à titre bénéficiaire. Les grandes familles ont mi? la main sur une ou plusieurs abbayes et jouissent du privilège d'en fournir héréditairement les abbés 5. L'abbé de Sainte-Colombe de Sens, Guelf on, a eu pour successeur son frère, le comte Conrad, puis le fils de celui-ci, Hugues l'abbé 6. Saint-Germain d'Auxerre a passé aussi des mains de Conrad en celles d'Hugues 7. Saint-Riquier est détenu par les membres de cette même famille. Après le comte Rodolphe, son fils Guelf on occupe l'abbaye qui fut peut-être plus tard recueillie par Hugues l'abbé 8. Comme celle des Welfs, la famille des Robertiniens jouit d'un grand nombre d'abbayes. Robert le Fort a tenu

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