‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en FranceChapitre 711 sur 1164 · La bonne exploitation · texte numérisé non relu

La bonne exploitation

Des terres ecclésiastiques détournées pour les usages publics, la jouissance seule est accordée aux fidèles du roi. La pro-

i. Oa leur donne des maisons « in rua que vocatur Mangoni in terra sancti Hilai'ii » (33, P- 31 5 57> P- 53) qui, sises dans une rue de Poitiers (des Maquignons), appartiennent évidemment à Saint-Hilaire de Poitiers ; une vigne 1 in villa Rivis, in terra sancti Martini » (113, p. 85); des marais salants « in rem sancti Martini x (520, p. 314 ; 591, p. 320 ; 548, p. 324), probablement Saint Martin de Tours, car un acte fait mention à la fois de la terre de Saint-Pierre- Puellier et de celle de S dut-Martin (52, p. 51), où il s'agit certainement des églises de Tours ; une donation est faite « in terra sancti Romardi » (530, p. 31g). Un acte plus tardif, passé sous le roi Robert (140, p. 96), signale un échange débattu par les deux parties et note en finale : « Haec commutatio est déterra sanctae Radegundis ». Parmi les souscriptions on trouve celle de l'abbesse de Sainte- Radegon de, Béliarde. Son consentement n'est pas autrement marqué ; niais du moins ici l'église propriétaire est représentée.

2. Le prêtre Godénus leur a donné un manse ; « est de re sancti Mauricii » et il doit un cens « ad opus fratrum » (Ursèau Cart. S. Maurice, 34, p. 77). L'éditeur date l'acte, dont il ne subsiste que des analyses, de 864, mais note que, suivant dom Housseau, la pièce n'était pas aussi ancienne.

3. Vêtus Aganon, I, 1 : « quidam miles hanc terram quidam jure possidebal » (Guérard, Cart. S. Père, 23) ; il ne s'agit pas d'un droit de propriété, puisque la terre appartient à Saint-Hilaire ; ce miles la possédait donc en bénéfice. Il la donne, à condition qu'une église sera beâtie en l'honneur de saint Hilaire dans l'atrium de Saint- Père.

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