‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en FranceChapitre 892 sur 1164 · Redevances, corvées · texte numérisé non relu

Redevances, corvées

Les dons annuels régulièrement offerts par les églises se distinguent à peine des redevances acquittées en nature, des fournitures exigées d'un évêque ou d'un abbé et que le prélat doit faire parvenir à un palais déterminé en vertu d'une coutume. L'origine de ces redevances est tenue souvent pour illégitime. Les moines de Saint-Denis, explique Louis le Pieux, ont reçu ordre de l'un de ses prédécesseurs, à l'occasion d'une disette, d'envoyer au palais de Ver deux cent muids de vin. Ils ont été, dès lors, obligés chaque année d'en fournir autant. L'empereur supprime cette coutume injuste 4. Les évêques de Reims étaient tenus, au temps de Charlemagne, de faire des livraisons au palais d'Aix. Louis le Pieux les affranchit aussi de cette obligation. Hincmar, à son avènement sur le siège de Reims, demande à Charles le Chauve de s'engager à ne plus prélever sur son église des coutumes qui ne sont pas dues et d'injustes contributions. Le roi qui, vraisemblablement, n'avait pas tenu compte, pendant la vacance du siège, du privilège accordé à l'église par son père, le renouvelle et stipule qu'aucune exactio ne sera plus exigée de l'église ; promesse qui sans doute ne fut pas tenue, car les tenanciers du monastère épiscopal de Saint-Remi continuèrent d'acquitter des rede-

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