UNIVERSITY D’ OTTAWA
sait le reste : la terrible guerre franco-prussienne commenqait ; Rome etait envahie par les Pidmontais et le Souverain Pontife, depouilld violemment de sa couronne temporelle, n’dtait plus qu’un prisonnier dans son palais.
Mgr. Guigues revint en octobre au Canada. II dtait rentrd seul, car son jeune compagnon appeld par un deuil subit — la mort de sa mere — avait dd le quitter prdcipitamment.
Ce grand voyage de 1870 fut le dernier que fit notre prdlat. Accable par la fatigue plutot que par l’dge, il commenqait ddjfi 4 s’affaiblir. En bas de ses notes de l’annde 1873, nous trouvons ecrite en grosses lettres une courte phrase : “ Grace 4 Dieu, les
dettes de la corporation episcopale sont k peu prds insignifiantes ! ” Cette phrase est un cri de triomphe et le lecteur attentif qui aura suivi notre recit et qui aura observd avec quels Elements l’oeuvre prodigieuse de Mgr. Guigues avait dtd accomplie, en comprendra seul la portee. II avait su faire fructifier au centuple le talent que son Maitre lui avait confie et il etait mur pour la recompense. Le saint et admirable dveque mourut d’epuisement le 8 fevrier 1874. Nous donnerons les details de ses derniers moments dans un chapitre particulier. Passons maintenant k l’histoire des paroisses de la ville d’Ottawa.