‹ Histoire de la province ecclésiastique d'Ottawa et de la colonisation dans la vallée de l'Ottawa (volume 2)Chapitre 111 sur 189 · EGLISE SAINT-PATRICE · texte numérisé non relu

EGLISE SAINT-PATRICE

Lorsque apres la retraite de M. Dawson (u aout 1861) les oblats furent charges de la paroisse de la haute-ville, cette desserte fut confiee au Pere McGrath, alors professeur au college.* Ce pretre distingue mit de l’ordre dans les affaires qai etaient fort embrouillees. Non content d’eclaircir les comptes et de liquider la dette, il agrandit la galerie de l’eglise, fit une seconde sacristie et acquit k proximitb une maison de bois qu’il ambnagea au presbytere (1865). Ces ameliorations ne l’empechaient point de songer dejik la construction d’un vaste monument qui fut digne de la haute-ville et de sa florissante congregation. Dans ce but, il avait acquis, en 1864, des heritiers du colonel By, un magnifique emplacement de la grandeur de sept lots, rue Kent, entre Nepean et Gloucester, sur lequel est aujourd hui construite effectivement cette eglise de Saint-Patrice qu’il revait. Toutefois, la gloire de l’elever etait reservbe k son successeur.

Le Pere Collins, pretre sbculier, ancien cure de Saint-Eugene et de Pakenham fut, en effet nomme curb de Saint-Patrice en 1867. Des le mois de rnai 1869, les travaux de la nouvelle eglise commencbrent. Malheureusement, les fonds manquaient, et bientot, faute d’argent, il fallut suspendre l’entreprise. En 1872, on parvint k faire a Toronto, un emprunt de dix mille piastres, avec lesquels on se remit aussitot k l’ouvrage. L’entrepreneur etait M. Goodwin qui mena rondement les travaux. L bglise Saint- Patrice, quoique non terminbe, fut benite solennellement le 14 mars 1875. C’etait alors un des plus beaux bdifices de la ville.

* Avant le Pbre McGrath, nous trouvons plusieurs actes signbs d’un autre oblat, le Pbre Cook (octobre 1861).

Elle a eolith fort cher, et une dette dcrasante a longtemps pese sur la paroisse, jusqu’4 ce qu’elle ait trouv6, dans son pasteur actuel, un excellent administrateur .

M. Collins fut secondd par deux vicaires : M. Sheehy (1871) et M. Stenson (1873).

£glise saint-joseph

Le Pere Coopman, cure de l’eglise Saint-joseph (i860) eut pour successeur le P. J. M. Guillard, qui signa son premier acte le 8 septembre 1862.

Mgr. Guigues avait voulu faire, k sa chere ^glise Saint-joseph, un cadeau qui fut, en meme temps, un precieux souvenir. II lui avait donne en 1858, la cloche de la cathedrale, qu’on allait remplacer par d’autres plus considerables. C’etait la premiere cloche de la ville, et, peut-etre aussi, la premiere du dioc&se. En 1866, l’^glise 6tant devenue trop dtroite pour le nombre croissant des fiddles, il fallut l’agrandir, ce que l’on fit par l’addition d’un transept. Mgr. crut convenable de la benir de nouveau, comme en temoigne l’acte suivant :

“ Le jour de la Toussaint, avant la messe pontificale que nous avons c^ldbr^e dans l'^glise Saint-joseph d’Ottawa, nous avons fait la benediction solennelle de l’6glise. L’augmentation considerable qui y a 6t6 faite pendant le courant de l’ete, nous a paru devoir reclamer cette benediction, que nous avons faite en presence des directeurs et des eleves du college, ainsi que d’une nombreuse population.

t Joseph Eugene, Ev. d'Ottawa.

“ Ottawa, le ier novembre 1866.”

Cette addition devait porter malheur k l’eglise. Des crevasss se formferent qui oblig^rent, vingt-cinq ans plus tard k la demolir.

Le Pere Guillard quitta Saint-joseph dans les premiers jours de septembre 1868. II fut remplac^ par le Rev. A. Pallier. Ce dernier devait demeurer vingt-six ans k la tete de cette belle paroisse, et s attirer 1 amour des citoyens de langue anglaise de la

ville, catholiques et protestants. II fut merne l’instrument dont Dieu se servit pour operer un grand nombre de conversions.*

L’annee 1866 vit la fondation k Saint-Joseph des societ^s du Rosaire vivant, des Enfants de Marie et de Saint-Vincent de Paul ; l’annee 1S68, celle du Scapulaire du Mont-Carmel ; enfin, en 1870, une mission y fut prechde par les RR. PP. Mangin et McGrath.

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